LA
VOS RENDEZ-VOUS
Ziz nous revient
Un drôle de cousin
L'histoire de Riel
e secret de Marie-Louise
Le rendez-vous jeune
Bravo pour le no 58
L'abus des retraité(e)s
Garrison Il au nucléaire
Margaret est piquée à
Terrible question médiatique
Votre guide des activités
culturelles, sociales, sportives
#
467 RUE
JEANNE D’ARC
Cette semaine, pour la
première fois, les deux
soeurs se retrouvent chez
leur mère. Découvriront-
elles le secret de Marie-
Louise Langlois?
Ne manquez pas, en
page 4, le feuilleton iné-
dit de Patrick Chabault!
N CENTENAIRE
SAINT-PIERRE
Les soeurs S.N.J.M.
enseignent dans ce village
depuis presque 100 ans.
BERTE
Volume 72 No 41 Saint-Boniface, du 24 janvier au 30 janvier 1986
À votre service:
W. Lavack (gérant)
Denis Marcoux Gilles Lagacé
SALON AMORTUAIRE
jardins
Tél.: 233-4949
D'ESCHAMBAUUT
136, BOULEVARD PROVENCHER
GILBERT D'ESCHAMBAULT
Tél.: 237-4816
G
0
357, RUE DES MEURONS
L£ Acndc: T'14!! T3
1h! R ©
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Lits . ÿ(
PHOTO: HUBERT PANTEL
Des Voyageurs à l’esprit familial
Jacqueline et Philippe Lavack, la Voyageuse et le Voyageur officiels, veulent donner une
nouvelle touche à leur fonction: développer le côté familial. Ils sont accompagnés de leurs
enfants: Daniel, Chantale, Ginette et Gilbert.
Grâce à une aide
de la Fondation
Radio Saint-Boniface
Jean-Paul Molgat
à temps partiel à La Liberté
Si le sport vous intéresse, vous avez déjà remarqué
sa signature depuis quelques semaines.
Jean-Paul Molgat à 17 ans, il est en 12e année au
Collège Louis-Riel et travaillera au journal à temps
partiel jusqu'au mois d'août. Jean-Paul espère bien |
être admis à Carleton pour étudier le journalisme.
Sa participation au contenu rédactionnel reflète la
volonté de La Liberté d'offrir à des jeunes intéressés
par la communication un lieu d'apprentissage.
Cet engagement à pu se concrétiser grâce à une
subvention de 5 000$ accordée par la Fondation
Radio Saint-Boniface.
Jean-Paul ne cache pas son avidité pour tous les
sports, ainsi qu'un intérêt passionné pour l'écriture.
La bonne vieille autonomie locale
Ces jours-ci, il n’y a
vraiment pas grand mon-
de qui est content de
Maureen Hemphill, la
ministre de l’éducation
depuis novembre 1981
jusqu'aux élections de
très bientôt.
Ce n’est pas que la présidente
des commissaires d'écoles mani-
tobains ou le président de profs
manitobains n'aiment pas Maureen.
C'est juste qu'ils n'aiment pas la
manière dont Maureen distribue
l'argent aux divisions scolaires.
Pourtant, sur papier, ils n’ont pas
de quoi pleurer. Les écoles publi-
ques vont recevoir cette année de
la province presque 610 millions
de $, soit une augmentation de 3.8
pour cent sur l’année dernière.
Seulement voilà: l'essentiel de
l’augmentation va aller dans les
coffres de Winnipeg No |, la plus
grosse division scolaire de la pro-
vince. Parce que l’argent supplé-
mentaire débloqué cette année
par la ministre est destiné aux pro-
grammes spéciaux (handicapés...).
Ün domaine où Winnipeg No l est
très impliqué.
Résultats? Le président de Win-
nipeg No 1 est très satisfait. La pré-
sidente de la Manitoba Association
of School Trustees (MAST) râle:
“Le système de financement de le
ministre ne marche pas”.
Sans entrer dans trop de détails
techniques, rappelons comment le
système de financement fonction-
ne.
Actuellement, la province paye
en gros 80 pour cent des coûts de
| Ldlibetiôn (Soit environ 610 mil-
lions cette année). Les 20 pour cent
restants sont prélevés par les com-
missions scolaires, via la taxe fon-
cière.
Rien n'oblige le gouvernement
provincial à assumer 80 pour cent
des coûts. Par contre, les commis-
sions scolaires n’ont aucun choix:
elles doivent combler la différence
si elles veulent maintenir une qua-
lité de l'éducation.
Ce qui embête tout spécialement
la boss de MAST à huit mois des
élections scolaires, c'est de devoir
augmenter les taxes foncières, à
cause du manque de générosité de
Maureen Hemphill.
La possibilité de hausser les taxes
doit l’irriter d'autant plus que le
gouvernement néo s'était pas mal
engagé à financer 90 pour cent des
coûts de l'éducation.
Mais l'argent étant une denrée
rare à la province, on ne voit pas
pourquoi le gouvernement devrait
se rendre impopulaire en augmen-
tant les taxes pour financer 90 pour
cent de l'éducation.
En fait, c'est plutôt l'inverse qui a
tendance à se-produire. Une ten-
dance qui existe depuis le début
des années 70. (Lorsque la pro-
vince a créé les telles divisions
scolaires en 1967, elle a utilisé un
argument imparable pour ama-
douer les récalcitrants: elle a offert
de financer 80 pour cent du bud-
get des divisions.)
Il faut dire que la tentation pour
les politiciens provinciaux de fi-
nancer le moins possible l’éduca-
tion est forte. Donnez leur les cir-
constances atténuantes. [| se trouve
des gens, prêts à se faire élire
commissaire d'écoles, pour deve-
nir impopulaires à leur place! Le
paradis quoi!
Tenez, prenez pour le fun l’ex-
emple de la division Seine. Une
division qui est en ce moment aux
prises avec toute une réorganisa-
tion des écoles. Dans la Seine, les
commissaires ont choisi de limiter
les coûts de l'éducation en restruc-
turant les écoles plutôt que de
taxer encore plus les propriétaires
fonciers de la division.
Peut-être que cette réorganisa-
tion était inévitable. Mais elle n’au-
rait peut-être pas été rendue néces-
saire maintenant si la Seine était
une division riche. Malheureuse-
ment pour ces commissaires, la
Seine n’a quasiment pas d’indus-
tries. Donc pour chercher les 20
pour cent que la province ne paye
pas (2,4 millions) les propriétés
sont plus lourdement taxées que
dans bien d’autres divisions sco-
laires.
Dans ce contexte, parler d'une
éducation de qualité égale pour
tous les élèves du Manitoba relève
de la plaisanterie. Puisque le sys-
tème 80-20 ne tient pas vraiment
compte des divisions riches et
Bernard BOCQUEL
LE «
SEMAINIER
Une autre façon de lire l'actualité
pauvres. Et qu’en définitive, tout
dépend de la volonté politique des
commissaires d'augmenter les taxes.
À cestade-ci, une seule question
s'impose. Pourquoi des commis-
saires d'écoles acceptent-ils de ser-
vir de paratonnerre au gouverne-
ment provincial en prenant la
responsabilité de couper des
rogrammes éducatifs? Pourquoi
es commissaires de la Seine accep-
tent-ils d’être vilipendés par les
parents mécontents?
Le réponse est vieille comme les
petites divisions scolaires: l’auto-
nomie locale. Bien des commis-
saires pensent que si la province
finançait l'éducation à 100 pour
cent, les parents au niveau local
n'auraient plus rien à dire. Un
ancier commissaire de la Seine
m'avait dit en 1980 qu'il s'opposait
au financement à 100 pour cent
‘parce que cela enlèverait l’auto-
nomie de décision. C’est celui qui
paye qui décide.” S'il siégeait
encore aujourd’hui à la commis-
sion, il pourrait toujours décider
de garder le secondaire de La Bro-
querie ouvert. Mais à part ça...
Sans compter qu'il faudrait dé-
cider à partie de quand l’autono-
mie locale est compromise, Lors-
que la province finance 80, 85, 90,
95 pour cent? Gageons que pour
l'instant, Maureen Hemphill doit
trouver qu'au-dessus de 80 pour
cent, l'autonomie locale est en
danger!
Dès sa nomination, Maureen avait
bien pris soin de réaffirmer son
attachement au principe de l’au-
tonomie locale. Pas surprenant pour
une ancienne présidente de la Ma-
nitoba Association of School! Trus-
tees. Elle connaissait le jeu.
Tant mieux pour sa réélection si
ses ex-collègues commissaires
jouent ce jeu. Et tant pis pour les
contribuables des divisions pauvres
et pour l'accès à une éducation de
qualité identique à travers le Mani-
toba.
EN APOSTILLE. Brian blâme
les journaleux pour son infortune
personnelle (près de la moitié des
gens ne lui font pas confiance pour
représenter nos intérêts dans des
négociations sur le libre-échange
avec les Etats). C’est un truc classi-
que. Mais des fois, on finit quand
même par se demander s’il n’y a
pas un peu de vrai.
Prenez l'exemple de la couver-
ture par le Winnipeg Sun (19 jan-
vier) d’une course que Marc Mol-
gat (le frère de Jean-Paul, présenté
à la une cette semaine) a gagné.
On le voit tenant une de ses chaus-
sures devant la bouche. De source
sûre, nous savons qu'il était en
train de tousser. Et en gars bien
élevé, il a mis la main devant sa
bouche. Ça s’adonne qu'il venait
d'enlever ses chaussures, après une
course qu'il a gagnée, mais dont il
n’est pas spécialement fier.
Le bas de vignette se lisait ainsi:
“Marc Molgat was so happy about
finishing first in the junior men'’s
3000 metres, he kissed his shoe.
Another example of an athlete put-
ting his heart and sole into a com-
petition”’.
À quoi ça tient, un bon bas de
vignette! Si Marc Molgat n'avait
pas été poli, il n'aurait peut-être
même pas fait le Sun.
Conclusion si la thèse à Brian
Mulroney tient debout: le P'tit
Gars de Baie-Comeau a été trop
bien élevé.
L'Association France-Canada du Manitoba
vous invite à une
DÉGUSTATION DE VINS
sous la présidence de Monsieur Louis Bardollet,
Consul de France à Edmonton,
et sous la direction du Chef, Monsieur Joël Diouet.
L'Association libérale (fédérale)
de Saint-Boniface
vous invite à participer à un diner
en l'honneur de
ROBERT BOCKSTAEL
le jeudi 6 février 1986 à l'Hôtel Westin
SERVICE COMPLET
D’ASSURANCES
BALCAEN-VERMETTE
INC.
1063, Autumnwood
AUTOPAC — TÉL.: 257-4134
Adressez-vous à Maurice ou Emile
Cette soirée d’amitié française aura lieu
le jeudi soir 30 janvier 1986
à 19h30
en la salle Antoine-Gaborieau, SERVICE COMPLET
au Centre culturel franco-manitobain
340, boulevard Provencher
Billets: 12 00$ non membres
10 00$ membres
(* nombre limité)
(18 ans et plus)
DE DÉMÉNAGEMENT
Les billets sont en vente:
à la Caisse populaire
de Saint-Boniface
185, boul, Provencher
Orateur invité: L'honorable Jean Chrétien,
C.P., député
35$ le billet —Bar payant 18h30-19h30
Diner: 19h30
pour recevoir de plus amples renseignements
Margarite Martin — 256-0058 ou Simone Couture — 233-5143
à l'Agence de voyages
D'eschambault
136, boul. Provencher
256-5869 256-2564
Personnel tout à fait expérimenté
2 LA LIBERTÉ, la sémaine du 24 janvier au 30 janvier 1986 |
Lettres à LA LIBERTE
On n’a rien à craindre
M. le rédacteur,
Suite à la lettre ouverte au
premier Ministre Brian Mulro-
ney, rédigée par André de
Leyssac (LA LIBERTE du 10
janvier 1986) j'aimerais con-
tribuer quelques réflexions.
Je suis pleinement d'accord
avec le docteur de Leyssac lors-
qu'il souligne ‘les dangers
qu'un multiculturalisme mal
compris peut faire courir au
bilinguisme canadien.” Mais,
en même temps, je propose
que l'on fasse comprendre aux
francophones ‘pure laine''que
la langue française appartient
à tous les Canadiens, voire à
toute l'humanité.
Ainsi, on apportera un peu
de paix, surtout au Manitoba,
. où plusieurs battent encore la
grosse caisse, pour promouvoir
les liens du sang aux dé-pens
des relations sociales.
Brian Mulroney, John Tur-
ner et Ed Broadbent, les trois,
sont-ils des chefs de file d'ex-
pression française? Bien sûr!
Et bien qu'ils aient commencé
leur vie en parlant anglais, sont-
ils devenus francophones
enfin de compte? Toutle monde
n'est pas d'accord.
À mon sens, toutes les per-
sonnes d'expression française
ont droit de siéger au comité
permanent sur le bilinguisme
et, en plus, d'être consultées
sur la rédaction des lois rela-
tives au biliguisme.
Nous sommes tous les héri-
tier de la civilisation occiden-
tale, plantée par Jacques Car-
tier, lorsque celui-ci a pris pos-
session de la Gaspésie en
1534. Et, chose curieuse, le
français de cette époque n'é-
tait pas la langue officielle de la
France. Avant l'Ordonnance
Royale de 1539, les politi-
ciens, les bureaucrates et les
juristes parlaient, selon leur
choix, le latin ou les dialectes
provinciaux.
À la future Université de
Saint-Boniface, il y a un demi-
siècle, le professeur Alfred
Bernier savait quelque chose
de l'humanisme judéo-chré-
tien. |l a écrit:
‘la langue française, et par
conséquent l'âme française
recueille l'héritage de l'anti-
quité classique. Ce que j'en dit
ici pourrait s'appliquer, à des
degrés divers, aux autres lan-
gues européennes, notamment
à l'anglais."
Que dirait le père Bernier à
ceux qui ont peur d'étendre la
liberté, l'égalité et la fraternité
aux 101 ethnies du Ca-nada?
Probablement, il dirait
À mari usque ad mare, on
CAYOUCHE
SAINT- HESEATINE ?
n'a rien à craindre. Les mem-
bres du genre humain ne sont
pas des étrangers."
Ainsi soit-ill
Antoine PITTARELLI
Président de la S.H.A.L.O.M.
(La Société humaniste pour
l'amélioration des langues
officielles du Manitoba
Winnipeg
16 janvier 1986
La prière à l'école: commentaires
Un élève refuse la prière à
l'école. Et voilà, la souris accou-
che d'une montagne. |l eût été
si simple, dira-t-on, de s'en-
tendre à l'amiable: “Tutelèves
par respect pour les autres,
veux-tu? Si oui, tout est réglé
Non! Alors, reste assis, mais
s'il te plaît, ne fais pas d'his-
toire.”
Mais ce n'est pas si simple
que ça. Nous sommes tous plus
ou moins marqués par un passé
fait de coutumes, de discipline
commune, d'une forme de reli
gion où la distinction ne se fait
guère entre le contenu et le
comportement, entre la con
science et la contestation, entre
les différentes formes de com
portement propres à l'adoles
cence alors que se dessinent les
vagues d'indépendance, mais pas
encore le réalisme de la stabilité
Ajoutons que nos écoles vivent
plus que partout ailleurs peut
être, ce ‘complexe de la démo
cratie quiconsiste dans le grand
privilège de penser comme tout
le monde
Puis, ça y est. Un fait, par
lui-même assez banal, risque
de déclencher un remous con-
sidérable ou allumer un feu
dormant dans l'esprit ou le
coeur de plus d'un jeune.
Il faut bien se l'avouer, je
crois; le problème en rejoint
d'autres. Que faut-il penser de
l'enseignement obligatoire au
NIVEAU SECONDAIRE? Ensei
gnement de la religion, de la
pensée chrétienne, d'accord
Mais n'oublions pas que nous
avons affaire à des jeunes de
seize où dix-huit ans; presque
des adultes
Souvent ces jeunes passent
par des périodes difficiles au
point de vue religion, autorité
paternelle, sexe, milieu social
et culturel. Beaucoup de ques
tions, peu de réponses. C'est
normal. Faut-il dire: pendant
que nous t'avons entre les
mains, tu vas en avaler; ce sera
autant de pris! J'ai vu le fiasco
de ces retraites obligatoires
Un format de concours à élargir
MM. les Chevaliers de Colomb
du Conseil 5047
J'aimerais vous féliciter à 3
reprises
1) Pour la célébration du 25e
anniversaire en novembre dernier
J'ai été très impressionnée par le
tout. On y ressentait vraiment la
fraternité
2) Bravo à celui qui a envoyé le
compte rendu de cette belle ceélé
bration au -Birtle Eye Witness
J'espère d'en voir de plus en plus
he. quelque chose sur la crèche
concours -Keep Christ in Christ
ma! etc
nauté connait ce concours?
) Est-ce que la commu
3) Le nouvel emplacement pour
la crèche ainsiquel enseigne Keep
Christ in Christmas C'est tre
visible Bravo
Comme dans le «Notre Père» ou
on commence par les louanges
avant d'en venir aux demandes
est-ce qu il serait possible de tra
duire «Keep Christ in Christmas
en français? Elargir le format du
concours «Keep Christ in Christ
mas» en y ajoutant une Catégorie
de rédaction, surtout au présecon
daire À cet âge
sentles artiste
1
ioves connais
dans leursclasses
à plupart ne veut pas participer
au concours même Si on leur dit
que c est | idée qui compte et non
pas le dessir
Mes meilleurs OuNaItS Pour le
uvel an en espérant que vous
jurez touiours le )urage et 1à
force le continuer vos bonne
pour tous. Serait-il vrai que
parfois nous voulons simplifier
le problème disciplinaire en
mettant tout monde dans le
même sac?
Nous aussi, membres du cler-
gé, nous devons nous interro
ger. L'heure est aux réunions,
à la paperasse dans tous les
domaines d'administration. La
situation me fait penser à un
fermier qui s'attarde à son ordi-
nateur, mais oublie de traire
les vaches. La bureaucratie
n'est pas mieux que le paterna
lisme
Revenons à nos moutons
D'accord, nos institutions ca
tholiques ont produit d'heureux
résultats dans le passé. Mais,
avouons-le, de là est aussi sorti
un grand nombre d'anticléri
caux. Phénomène moins mar
qué dans l'Ouest canadien
peut-être. Qu'on le veuille ou
non, la complexité du milieu
nous oblige à composer
Pourtant, c'est la France, Fille
ainée de l'Eglise, qui a chassé
les communautés religieuses du
pays au début du siècle. C'est la
catholique Espagne qui a mis à
mort plus de trois mille religieux
et religieuses, au début des
années trente, sans oublier de
chasser tous les Jésuites. C'est
la catholique province de Qué
bec qui s'est coupée d'une géné
ration au premier choc religieux
et culturel. L'endoctrination
donner les sacrements des deux
mains à droite et à gauche sans
discernement, c est bâtir sur le
sable
Bâtir une communauté chré
tienne n'est pas chose facile
Les parents en savent quelque
chose. Mais pour garder ceux
qui sont là ou ramener ceux qui
ont quitté, il faut et il faudra
toujours une presence
Benoit Paris, om.
Saint-Boniface
le 18 janvier 1986
50°
UN
LIBERTE
Un nouveau service
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Saint-Boniface (Manitoba)
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Lane ue eue eue eue een ame eue ame eue eue eue eue eue anne me mue aus une eue eme em ee
La Liberté, le journal de l'année
de l'Association de la presse francophone
hors Québec.
LA LIBERTÉ, la semaine du 24 janvier au 30 janvier 1986 3
{
4
467. rue Jeanne D’Arc
Patrick CHABAUIT
Thérèse Langlois rencontre à la Cathédrale sa soeur Léonie Lambert le
jour de l'anniversaire de leur père, Charles-Eugène Langlois, disparu
dans les années 40. En direction de la maison maternelle, Léonie explique
que son mari, Louis, détient le secret de Marie-Louise Langlois.
rs A. Eh bien voilà une surprise!
Marie-Louise Langlois paraissait vraiment avoir quelques diffi-
cultés à dissimuler son étonnement. À supposer, évidemment,
qu'elle ait eu quelque raison de cacher son plaisir de voir sa fille
aînée en compagnie de Thérèse.
— Allez, allez, installez-vous au salon, je vais organiser l’eau
chaude pour le thé. Comme ta visite tombe bien, ma Léonie. Il me
reste justement une grosse tarte au citron que j'ai faite hier.
La propriétaire du 467 Jeanne d'Arc marqua un léger temps
d'arrêt avant de s'engager dans la cuisine.
— Tu'sais, ma Léonie, Minet va être content de te voir.
Une fois de plus, le matou servait de prétexte pour dire les
choses que des paroles du passé rendaient délicates à prononcer.
Minet était bien plus qu’un compagnoñ de vie. Minet garantissait
que la communication ne soit jamais totalement rompue entre la
mère et ses deux filles. Après l'échange intense qu’elles venaient de
vivre, Thérèse et Léonie se contentèrent d'apprécier la quiétude du
foyer maternel. Léonie affichait un calme serein. La discussion
qu'elle venait d’avoir avec sa soeur semblait l'avoir relaxée. Doré-
navant, elle ne serait plus la seule à se demander de quel secret de
famille son Louis pouvait bien parler. Thérèse, au contraire, parais-
sait nerveuse et ne prenait absolument aucune mesure pour cacher
son énervement. Décidément, ces histoires de secret, dont Marie-
Louise Langlois paraissait être la seule dépositaire, ne luiamenaient
qu'un seul mot en tête: abracadabrant. Un adjectif qu’elle affec-
tionnait depuis sa première année d'enseignement, pour des rai-
sons qu’elle n’avait pas encore voulu dévoiler.
Et voilà le thé, et voilà la tarte au citron, et voilà les cuillères, et
voilà le sucre. Bon, donnez-moi votre tasse, mes filles. Attention,
gentiment, chacune à son tour. Attention, c'est chaud. Attention,
soyez gentilles avec maman et mangez bien tout votre morceau de
bonne tarte, comme si vous étiez invitées chez votre oncle Willy à
Letellier.
Marie-Louise Langlois adopta exactement le même ton qu’elle
venait d'utiliser la veille avec Thérèse. Une fois encore, pendant
qu'elle préparait le thé à la cuisine, elle avait prié le Seigneur pour
l’implorer de lui accorder la même force de caractère. Elle osa
même penser à son Charles-Eugène, à son sourire charmeur, à ses
veux doux, à un petit instant de bonheur conjugal avant de s’enga
ger dans le salon. Et une fois de plus, elle remercia Dieu de sa
mansuétude, tellement elle se sentait parfaitement à l'aise avec la
situation. Elle s'installa dans son fauteuil.
Tu as l’air bien reposé, Léonie. Tu as l'air comme si mon
beau-fils te rend heureuse. Comment sont les nouvelles? Raconte
nous tout!
Eh bien maman, tu seras sans doute contente d'apprendre que
Marquerite songe sérieusement à se marier.
Mais ma fille, ce ne sont pas les dernières nouvelles ça. La
dernière fois qu'on s’est vu tu me rapportais exactement la même
chose. À moins que tu me caches la date des fiançailles?
Ce n'est certainement pas moi qui cacherais quoi que ce soit.
Surtout pas quelque chose qui touche ma petite dernière.
De toute façon, les Langlois ne sont pas une famille de cachot
tiers, pas Vrai maman?
Sur le coup, Marie-Louise Langlois, née Pelletier, ne sut pas trop
si son instinct devait discerner une pointe d’ironie ou simplement
un rien d'énervement, à cause de la banalité du sujet, dans le ton de
Thérèse. Elle opta pour l'énervement. Après tout, Thérèse n'avait
pas beaucoup dormi la nuit dernière. Et aujourd’hui, c'était l’anni-
versaire de son père. Et demain, la météo annonçait encore de la
pluie. Cette fois, ce n'était plus qu'une question de millimètres
avant que le record de précipitations pour un mois d'août à Winni
peg ne soit battu. Elle décida d'ignorer l'intervention de Thérèse.
Bien sûr que non que je te soupçonne pas de me cacher quoi
que ce soit, ma chère Léonie. Si j'ai réagi comme ça, c’est que à
j'aimerais que tu me parles de Louis. C’est à cause de lui qu’on s’est
un peu chicané, toi et moi, la dernière fois. Alors c’est de lui qu’on
devrait d’abord parler.
Thérèse ne put s'empêcher de penser qu’avec une telle approche,
le rôle du gros matou deviendrait bientôt inutile. Du moins si sa
mère comptait persister dans cette manière directe d'aborder les
problèmes familiaux. Ce dont elle pouvait raisonnablement douter,
Marie-Louise Langlois n'étant pas le genre de femme quichangerait
brusquement sa façon d'agir.
— Bon, bien, comme tu’ trouves qu’on devrait parler de Louis,
voilà, c'est simple, il va très bien, il boit presque plus et il reste de
bonne humeur.
L'octogénaire en oublia de remercier instantanément son Créa-
teur, comme elle en avait développé le réflexe au fil des ans,
manière de concilier sa foi et ses années difficiles. La réponse de
Léonie illumina son visage.
— Tant mieux ma fille, tant mieux! Ah, mes prières ont été
entendues!!
— Tu ne veux pas savoir pourquoi ton beau-fils a réussi un tel
exploit? s’enquit pernicieusement Thérèse.
Cette fois, il y a avait plus de doute. Le ton ironique de Thérèse
perçait sans équivoque. Marie-Louise Langlois ne pouvait plus
mettre la question de sa fille sur le compte des nerfs. Elle se surprit à
regretter l'absence de Minet.
— Mais enfin, ma Thérèse, pourquoi est-ce que je voudrais savoir
pourquoi Louis est enfin redevenu un bon père de famille? J'espère
que c’est à cause qu'il est allé voir monsieur le curé, comme j'avais
suggéré.
— Eh non, maman, monsieur le curé n’y est pour rien. Louis s’est
remis sur le droit chemin pour des raisons, disons, mystérieuses.
— Thérèse, je pense que maman a raison. C’est des affaires à
personne que mon Louis boit plus.
L’avertissement de Léonie secoua l’enseignante. Sa soeur, sans
le savoir, venait d'utiliser le ton sans réplique qu’elle adoptait quand
elle voulait obtenir un silence respectueux dans la salle de classe.
Jusqu'à présent, Thérèse croyait que cet accent autoritaire luiétait
propre. Mais elle dut bien accepter l'évidence: bien que Marie
Louise Langlois ait déteint inégalement sur ses deux filles, Léonie
n'avait peut-être rien à envier à sa jeune soeur. Prise en flagrant
délit, elle chercha l’anse de sa tasse pour se composer une
contenance.
Tu as bien raison, Nini. Louis boit plus, c’est l'essentiel. Vous
êtes de nouveau heureux, c’est l'essentiel. Marguerite songe à se
marier, c'est vraiment une autre bonne nouvelle.
Grâce à sa profession et à ses longues années d'expérience,
Thérèse passait, sans forcer la note, de la remontrance au compli-
ment. Ses deux compagnes approuvèrent d’un léger hochement de
tête le truc choisi par Thérèse pour sauver la face.
Il ne reste plus à espérer ma chère Léonie que Marguerite va
vite se décider et va bientôt nous annoncer une date pour ses
fiançailles
Oh, tu sais, je pousse pas trop quand même. Ma douce Marque
rite a à peine 25 ans. De nos jours, il y a rien de mal à attendre... Tu
sais, j'en parlais avec Elisabeth l’autre jour et elle est d'accord avec
moi.
C'est quand même vrai! Elle a eu Joël à 18 ans. Ça m'avait fait un
drôle d'effet d'être arrière-grand-mère à 64 ans!
Quand le ron-ron de la conversation exigea que Thérèse prenne
la parole, elle regarda sa mère droit dans les yeux et dit tout
naturellement:
Hum! Ta tarte au citron est tellement bonne maman. Dire que je
saurais même pas comment en faire une aussi bonne. Mais ça sera
de ta faute. Parce que même après 35 ans passés ici, t'as jamais
voulu me confier le secret de ta recette.
Particulièrement fière de sa trouvaille, elle revient à la charge, en
agrémentant son propos d’un large sourire.
Enfin! C’est pas grave. Tout le monde a bien le droit d’avoir un
secret, maman.
© Tous droits réservés Patrick CHABAULT 10
Chère Memère et Pepère
Nous vous souhaitons nos
meilleurs voeux pour votre
64e anniversaire À
P.S. Bonne fête Memère
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La publicité le répète régu-
lièrement ces temps-ci: si
je ne contribue à un REER,
il faut presque pas que je
me sente coupable.
Coupable soit de ne pas
utiliser avantageusement mes
droits, de ne pas protéger
assez ma famille... Et si je
contribue, il reste souvent
cette question: est-ce que
j'ai bien fait, ou est-ce que
j'aurais pu mieux utiliser cette
somme?
Comme vous avez jusqu’au
1er mars pour contribuer à un
REER, ça donne quand même
encore un peu de temps pour
mettre de l’ordre dans toute
cette question!
Un REER, c'est un Régime
enregistré épargne retraite (RSPP
en anglais). Les REER ont été
créés parce que les gouverne-
ments fédéral et provinciaux
Les avantages
et les inconvenients du REER
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CHAPUT
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agréé
FINANCES
veulent nous encourager à
sauver de l'argent pour notre
retraite. Résultat: une partie de
votre revenu actuel est repor-
tée à plus tard.
Un REER est donc normale-
ment conçu comme un pro-
gramme à long terme visant à
garantir un revenu à la retraite,
Mais le REER peut aussi servir à
compenser votre revenu d’an-
. Nous
finançons
Nous croyons que la
multiplication et la prospérité
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tielles au développement de
notre société tout entière.
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née en année lorsqu'il varie
beaucoup. Les montants contri-
bués au REER sont déductibles
d'impôt. Pour vos impôts en
1985, vous pouvez déduire tous
les montants achetés en 1985 et
jusqu’au 1er mars 1986. (Évi-
demment si les sommes ache-
tées entre le 1er janvier 85 et le
1er mars 85 ont été déduites
des impôts de 84, vous ne pou-
vez plus les redéduire!)
À cause de la possibilité de
déduire les montants achetés
en 1986 des impôts de 1985, le
REER est donc la seule manière
qi vous reste de payer moins
impôts en 1985.
Maintenant, combien d’im-
pôt pouvez-vous sauver?
Comme toujours, la réporse
dépend de votre taux marginal
d'impôt. Prenons des exemples.
Revenu imposable
Taux marginal
Montant REER contribué
Réduction d'impôt
Coût net
Pierre Julie
20 000$ 40 000$
35% 50%
2 000$ 2 000$
700$ 1 000$
1 300$ 1 000$
Il est essentiel de sou-
ligner qu'il y a un coût
net lorsque vous contri-
buez à un REER.
De plus, lorsque vous
retirerez de l'argent du
REER , ces retraits seront
imposables.
Combien pouvez-vous contri-
buer? Cette année encore, les
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d’une autre
nouvelle
francophone
née le 14 janvier
1986
De ton grand frère Réal,
Lise, Chantal & Jean-Pierre
régles du jeu sont lies memes
que l’an dernier (elles change-
ront l’année prochaine).
° Les montants se limitent
généralement à 20 pour cent
du revenu gagné (tel que défini
par la loi) jusqu’à un maximum
de 3 500$, s’il y a participation à
un régime de pension enregis-
tré ou à un régime de participa-
tion différée aux bénéfices
(DPSP en anglais).
e Les montants s'élèvent
jusqu'à 5 500$ dans les autres
Cas.
e Des dispositions existent
aussi pour transférer le plein
montant de certains revenus
de pension ou de retraite à
votre REER.
Plutôt que de revoir toutes
les règles et exceptions, étu-
dions quelques exemples de
planification en se servant des
REER.
1) Contribution de l’époux(se)
au plan de son époux(se): Marc
a un régime de pension enre-
gistré à son travail, mais il peut
encore contribuer 1 000$. II
devrait peut-être contribuer à
un plan pour son épouse s’il est
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Therrien- Sabourin
Invité du bureau
chef d'Investors
prévu que celle-ci aura moins
de revenu après la retraite.
2) Contribuer au REER des
revenus d’une année exception-
nelle, en prévoyant le retirer
lors d’une année à revenu plus
faible: Jean a reçu des revenus
beaucoup plus élevés en 1985,
qu'il prévoit en obtenir pour
1986 ou 1987. Peut-être devrait-
il contribuer maintenant pour
le retirer lorsque son revenu
serait beaucoup plus bas. Une
différence au taux marginal de
20% représente 1 000$ sur une
contribution de 5 000$.
3) Contribution des enfants
ayant au moins 18 ans lorsqu'il
est possible de réduire la perte
de la déduction de dépendance
causée par le revenu de l’en-
fant. Raymond a droit à la déduc-
tion équivalente à l’exemption
de mariée pour sa fille de 19 ans
qui a un revenu net de 3 000$.
Peut-être serait-il avantageux
que la fille contribue le 1 000$
qu'elle a droit de contribuer
pour ainsi réduire son revenu
net et augmenter la déduction
de sa mère.
4) Utiliser les fonds accumu-
lés dans son REER au lieu de
faire des emprunts pour les-
quels les intérêts ne seraient
pas déductibles. Gérard et Lor-
raine désirent déménager, mais
la seule offre intéressante pour
leur résidence leur demande
de prendre une hypothèque
de 40 000$ sur la propriété. Bien
que le taux offert soit bon, ils
auront à payer l'impôt sur l’in-
térêt reçu tandis que les inté-
rêts payés sur la somme addi-
tionnelle qu'ils emprunteront
pour leur nouvelle demeure
ne seront pas déductibles.
Ils savent cependant que
Gérard à réussi à accumuler
plus de 40 000$ dans son REER.
Ilest peut-être possible, en uti-
lisant un plan dit «autogéré»,
que le plan assure l'hypothè-
que sur la première résidence.
Comme ça ils peuvent retirer
leur équité pour la placer dans
leur nouvelle maison.
Autres points à considé-
rer:
1) il n’est pas ordinairement
avantageux d'emprunter pour
contribuer à un REER. Les inté-
rêts payés ne seront pas déduc-
tibles, alors que l'intérêt à l'in-
térieur du plan deviendra imposa-
ble;
2) il est généralement préfé-
rable de payer les emprunts
avec intérêts non-déductibles
avant de contribuer à un REER;
3) un REER aura un rende-
ment supérieur à un investis-
sement comparable en dollars
après impôts, puisque l'impôt
différé rapporte lui aussi à votre
compte;
4) la contribution faite tôt
dans l’année rapporte plus que
celle faite à la fin de l’année ou
au début de l'année suivante,
puisque la contribution rapporte
des revenus pour jusqu'a unan
de plus
Pour bien planifier son ave-
nir et encore plus sa retraite, il
faut tenir compte de l'effet de
l'impôt sur le revenu et plani-
fier en dollars après impôts. Les
REER permettent de reporter le
revenu à plus tard, Ce revenu
sera imposé au taux marginal
en vigueur à ce moment-là
-
-
Le 9 avril marquera le
100e anniversairedet'ar-
rivée des soeurs des
Saints Noms de Jésus et
de Marie à Saint-Pierre-
Jolys.
‘Ce qui donne un intérêt
particulier à Saint-Pierre, ex-
plique l'archiviste de la congré-
gation, Sr Hélène Chaput, c'est
qu'il s'agit de la première mis-
sion en dehors de la ville”.
En effet, les soeurs S.N.J.M,,
arrivées au Manitoba en 1874,
ne s'occupaient encore à ce
moment-là que de l'Académie
Ste-Mary.
La congrégation, spécialisée
dans l'enseignement, avait ac-
cepté d'envoyer quatre soeurs
à Saint-Pierre-Jolys sur les ins-
tances du curé Jolys.
Avant la venue des soeurs,
Saint-Pierre disposait de trois
petites écoles: Saint-Pierre Sud,
Saint-Pierre Nordet Saint-Pier-
re Centre, qui fonctionnaient
sous la direction de laics.
Le problème, c'était qu'il n'y
avait vraiment aucune suite
dans l'enseignement donné.
Pour assurer une continuité
dans l'éducation, l'abbé Jolys
souhaita la présence des soeurs
S.N.J.M.
Un choix naturel, souligne
Sr Chaput, dans le sens où les
soeurs des Saints Noms de
Jésus et de Marie étaient la
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Sr Hélène Chaput, l’archiviste
des soeurs des Saints Noms
de Jésus et de Marie.
seule congrégation présente au
Manitoba, à part les Soeurs
Grises, et que les soeurs S.N.
J.M. ont pour but premier
l'enseignement”
En échange de leur venue,
l'abbé Jolys a assuré la construc-
tion d'un couvent, qui a coûté 2
800$. II a aussi fait deux promes-
ses à la provinciale de la congré-
gation à Winnipeg. ‘Ma Mère,
a-t-il dit, je vous promets que la
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jeudi à 20h, le samedi de 9h à 15h
paroisse de Saint-Pierre vous
donnera avant longtemps autant
de religieuses que vous lui en
donnerez'”. Et il a précisé que
tant qu'il sera là, les soeurs
ne mourraient pas de faim.
Dans son livre Pages de sou-
venirs et d'histoire, le curé
Jolys a écrit: ‘La fondation de
Saint-Pierre fut pour la commu-
nauté (S.N.J.M.) une oeuvre
de pur dévouement, car on don-
nait aux Soeurs strictement
juste de quoi les empêcher de
mourir de faim.
Les promesses
les quatre premières soeurs,
la plupart très jeunes, furent
M.-Misael, Maximilien, Agnès-
d'Assise, Marie-de-la-Foi et
Marie-Hilarion. Sr Misaël,
qui avait la responsabilité du
couvent, décéda en septembre
1886.
‘Les soeurs n'ont pas pu
venir aux funérailles, note Sr
Hélène Chaput. Winnipeg, c'était
trop loin. Ça signifiat un voyage
de plusieurs heures. Il fallait
prendre le train jusqu'à Otter-
burne. Parfois, les voyageurs
passaient par Sainte-Agathe."
Adéline Gagné {Sr Jean-Marie
a été la première postulante
manitobaine. Elle a été admise
au noviciat en août 1890. Bien
d'autres ont suivi. Si bien que
les promesses de l'abbé Jolys
ont été largement remplies. En
Thèmes:
entreprise familiale
Montréal (Québec)
l'égalité des salaires
de la femme
vice-présidente de la SFM
Réseau
Saint-Bonitace (Manitoba)
Le 100e anniversaire de l'arrivée des soeurs à Saint-Pierre-Jolys
Il fallait donner une continuité à l'éducation
COLLOQUE
de la femme
franco-manitobaine
La femme franco-manitobaine, revendicatrice de
Conclusion et recommendation: Lucille Blanchette,
Le premier couvent de Saint-Pierre-Jolys, construit en 1885
tout, estime l'archiviste des
soeurs S.N.J.M. Saint-Pierre-
Jolys a suscité ‘’au moins une
soixantaine de vocation."
Le malheur a frappé la con-
grégation et le village de Saint-
Pierre le 21 décembre 1889,
lorsque le couvent a brûlé. Les
religieuses et les enfants pen-
sionnaires ont toutefois réussi
à s'échapper du brasier. La
reconstruction du couvent s'est
effectuée très rapidement, du-
rant l'été 1900.
C'est cet édifice que l'on
appelle aujourd'hui commu-
nément le ‘Vieux Couvent". Le
couvent a servi d'école pour
garçons et filles, et aussi de
pensionnat pour jeunes filles,
pour plus de soixante ans.
La femme franco-manitobaine, partenaire en
Conférencière: Monique Bernard, membre du Conseil
consultatif canadien sur le statut de la femme
Mont Saint-Hilaire (Québec)
La femme franco-manitobaine, agent de paix
Conférencière: Solange Vincent, membre de la
Fédération des femmes du Québec
Conférencière: Cécile Rémillard-Beaudry, représentante
du Manitoba au Conseil consultatif canadien sur le statut
samedi 8 février 1986
9h00-16h00
Au Travel Lodge,
20, chemin Alpine, St-Vital
Inscription: 10$ /ateliers et repas compris)
Payable avant le 5 février 1986 au nom de
115-383, boul. Provencher
Pour plus de renseignements, composez le 235-0640
«Femme d'action, vouloir c'est pouvoir”
_ LA LIBERTÉ: la semaine du 24 janvier au 30 janvier 1986
Le couvent a été vendu au
Charles Babbage Research Cen-
tre de l'Université du Manitoba
en 1973.lla été acheté l'année
dernière par le Musée de Saint-
ierre-Jolys, quicompte letrans-
former, entre autres, en musée
d'art religieux.
Pas encore
Les trois soeurs S.N.J.M. qui
vivent encore à Saint-Pierre-
Jolys sont Yolande Marion(en-
seignante à l'élémentaire à
Saint-Malo), Carmen Catellier
(enseignante à l'élémentaire à
Saint-Pierre), lrène Lambert (vi-
site les écoles et aide les jeunes
avec des difficultés d'appren-
tissage).
Le centenaire de l'arrivée des
soeurs S.N.J.M. sera vraisem-
blablementcommémoré cet été,
bien qu'il n'en ait ‘’pas encore
été question dans la commu-
nauté””, a indiqué Sr Chaput.
Bernard BOCQUEL
59ème anniversaire
de mariage
o:.
Wilfrid et Clara Fortier
ont célébré leur 59ème
anniversaire de mariage le
12 janvier 1986 entourés de
leurs enfants
F
/
Gark
orist
400, avenue Taché
ten face de l'hôpital Saint-Bonitace)
Lucille et Yvonne Boulet
Tél.: 237-3891 - 237-6158
7
Les Jésuites dans la vie manitobaine:
Bien plus que des professeurs
L'ouvrage que vient de
publier Gérard Jolicoeur
au CEFCO (Centre
d'études franco-cana-
dienne de l'Ouest) est loin
d'être une simple rétros-
pective de circonstance,
la circonstance ici étant
le centenaire de la venue
des Jésuites au Manitoba,
en 1985.
Comme le note le préfacier,
le professeur Vincent Jensen,
«l'auteur a entrepris une tâche
plus difficile et plus exigeante
en faisant une analyse des rela-
tions entre les hommes de
l'Ordre des Jésuites et les struc-
tures sociales, politiques et éco-
nomiques de leur temps». On
ne doit donc pas se surprendre
qu'il faille parcourir trois cha-
pitres du volume, quien compte
six, pour arriver à la narration
de ce que fut «la première année
des Jésuites à Saint-Boniface.»
Bien qu'appartenant à une
communauté distincte {celle des
Oblats) c'est Mgr Taché qui a
négocié et obtenu l'entente avec
la Compagnie ignatienne pour
la prise en charge d'une insti-
tution qu'il jugeait essentielle.
Ceci est expliqué dans les pre-
miers chapitres, ainsi que dans
les documents annexés à la
fin, pour le lecteur désireux de
se renseigner à la source.
L'auteur donne ensuite un
exposé détaillé de la vie du col-
lège des les débuts du régime
programmes d'études, recrute-
ment, comportement des étu-
diants, événements marquants,
situation financière. Le chapi-
tre cinq couvre l'ensemble des
quinze années qui mènent à
1900, et le chapitre six, «le
début du siècle», qui nous porte,
ici, jusqu'à l'année 1922, soit
jusqu'à la destructrion de l'édi-
fice qui abritait le collège de
l'actuelle rue Langevin.
Dans la vie de notre collège,
un fait frappant qu'on relève
est celui des maladies parmi
les jeunes, dans les premiers
décennies. Crises soudaines ou
atteintes de maladies conta-
gieuses étaient chose courante,
et les victimes étaient soignées
avec les moyens du bord. C'est
alors que prenait toute son
importance le rôle des frères
convers, appelés chez les
Jésuites: coadjuteur, et au pre-
Le père Gérard Jolicoeur
mier chef, celui de l'infirmier.
Cerôle desinfirmiersdansles
pensionnats de jadis a été bien
peu valorisé et décrit. Pour ne
rien dire des autres, car il y
avait aussi le cuisinier, le lin-
ger, le menuisier, le fermier et
d'autre parmi ces «hommes à
tout faire», et beaucoup igno-
rent que les Jésuites de Saint-
Boniface ont longtemps entre-
tenu une ferme, du côté de
Transcona.
De leur côté, les pères
n'étaient pas que des profes-
seurs ou des préfets confinés à
la «clôture». Sans parler des
«autres ministères» (p. 108), il
suffit de mentionner le mou-
vement de l'ACJC /Association
catholique de la Jeunesse cana-
dienne-française) qu'ils ont
animé et qui était d'envergure
provinciale, et rattaché au
mouvement national.
x * * * *
La composante irlandaise
dans l'histoire de la catholicité
canadienne a été épineuse, faut-
il le rappeler, particulièrement
en Ontario et au Manitoba. Les
Jésuites canadiens-français
ayant été au milieu de ces ten-
sions, l’auteur du présent essai
avoue que «cette question dif-
ficile et délicate exigerait une
étude beaucoup plus vaste» que
ne le permet sa démarche; mais
«son omission rendrait obscure
quelques aspects de l'histoire
des Jésuites au Manitoba sion
ne l’abordait pas» (p.164). C'est
alors qu'il parle de «la requête
des anglo-catholiques» de 1906,
appelé plus crûment ensuite
«requête des Irlandais» (p.165).
De nouvelles compétences
se traduisent
par des emplois
dans le centre-ville
Opération centre-ville de Winnipeg a tra
vaillé en étroite collaboration avec les employ-
eurs locaux et la Commission de l'emploi
et de l'immigration du Canada pour créer et
trouver des emplois pour les habitants du
centre-ville et former ces derniers en vue d'un
emploi à long terme. A ces fins, Opération
centre-ville a pris l'un de ses engagements
financiers les plus importants à ce jour. Lun
de ses éléments principaux, l'Agence de
formation et d'emploi du centre-ville, fut mis
sur pied en 1981 avec le mandat précis de
créer un éventail de débouchés d'emplois,
en collaboration avec la collectivité
Dans le secteur privé, plus de 37 employ-
curs participent à la mise en ocuvre des
programmes de formation et d'emploi et au
delà de 60 organismes communautaires %
prennent part. La formation comprend une
expérience de travail pratique et porte sur
des domaines très variés: le secteur industriel,
… €t le progrès se poursuit
les petites entreprises et les services alimen-
taires, l'administration de la rénovation
de logements, les soins aux enfants et l'en:
seignement.
Ainsi, en collaboration avec le secteur
privé, l'Agence a découve” és
d'emploi inattendues,. Elle un
programme de formation s auressant aux
techniciens en horticulture après avoir appris
qu'il y avait une pénurie de personnel qualifié
dans le secteur local de l'horticulture et de
l'aménagement paysager. Depuis la création
du programme, il y a deux ans, 42 stagiaires
ont terminé avec succès les cours théoriques
et la formation pratique. Vingt-quatre per
sonnes disposent à l'heure actuelle d'un
emploi à plein temps et 18 continuent leurs
études au département de botanique de
l'Université du Manitoba
L'Agence administre plus de 70 autres
programmes de formation de cette nature en
collaboration avec le secteur commercial et
celui de la vente au détail, l'industrie de
l'imprimerie et de l'édition, la Chambre de
commerce, Education Manitoba, le College
communautaire Red River, la Société
canadienne d'hypothèques et de logement
le Musée de l'homme et de la nature, ainsi
que de nombreuses autres organismes
ministères et établissements
L'Opération centre-ville a en outre
procuré un emploi direct à environ
3 000 habitants du centre-ville dans
les secteurs des services gouverne
mentaux et de la construction, grâce
à ses programmes de revitalisation
des quartiers du centre-ville dt
Winnipeg
CT dù
OS
VILLE
Canadä Manitoba SF Winnipeg %
8 LA LIBERTÉ, la semaine du 24 janvier au 30 janvier 1986
«L'essentiel de la requête
porte sur le fait que les anglo-
catholiques veulent tout: de nou-
velles paroisses anglaises, des
curés anglophones, un évêque
anglophone — un évêque suf-
fragant, c'est-à-dire un nouveau
diocèse centré à Winnipeg —,
un collège anglais..»/N'oublions
pas qu'on est ici à une dizaine
d'années avant la création du
diocèse de Winnipeg). «Mgr Lan-
gevin fit ce qu'il put pour
acquiescer à certaines
demandes. Il autorisa la fonda
tion de la paroisse Saint-Ignatius
et plus tard celle de Saint-
Edward: il encouragea les
Jésuites à se préparer pour
fonder un collège anglais à
Winnipeg; en 1906, il approuva
la création d'une section an-
glaise du cours classique au
Collège» Et l'on précise: «la
population catholique anglo-
phone n'était encore que de
quatre ou cinq mille, les trente
mille Ruthènes voulaient gar-
der leur rite et les dix mille
Allemands voulaient des parois-
ses nationales. La perspective
historique invoquée dans la
requête, supposant l'anglicisa-
tion rapide de tous les immi-
grants, n'était encore qu'un
rêve qui prendra plusieurs
décennies avant devenir une
réalité» (pp. 164-165).
Le texte du document en ques-
tion est cité en annexe du livre
(pp. 231-234). C'est un des
mérites de l’auteur d'avoir tenu
à citer les textes importants
dans l'original; et c'est ce qui
nous met en présence d'une
documentation d'archives plu-
tôt que d'un divertissement lit-
téraire.
Dans les listes qu'on a eu
l'incroyable patience de combpi-
ler, on trouve les noms de nos
Jésuites de 1885 à 1992 et
ceux des collégiens diplômés
de 1881 à 1971
L'ouvrage est orné de deux
vues romantiques de l'ancien
collège; apparaissent aussi des
photos de plusieurs recteurs,
depuis le premier jusqu'à l'avant-
dernier
C'est tout un casier, donc
une armoire à tiroir, et comme
pour tout meuble de genre, un
premier coup d'oeil ne fait qu'ex-
citer la curiosité
Qui est-ce qui va lire ça?
me demande quelqu'un qui a
fait ses grades en maniant la
truelle et la brouette à ciment
Eh bien! les Jésuites d'abord
Puis les anciens élèves
Le premier tirage — dans les
500 est déjà écoulé. Un
deuxième s'en vient, avec les
retouches que les délais fixés
en 85 n'avaient pas permis
d'effectuer./Pour tant de dates
et de noms à consigner, des
erreurs de détail étaient prati
quement inévitables.)
L'ouvrage de Gérard Jolicoeur
est certes le premier à jeter
une vaste éclairage, non seu
lement sur la réalité d'un ins
tutution, mais sur celle d'un
Ordre ancien dans un contexte
nouveau
Quant aux changements radi
caux survenus depuis une ving
taine d'années, il font l'objet
d'un travail scientifique qui à
été effectué par l'actuel recteur
M Roger Legal L'évolution du
collège universitaire de Saint
Boniface entre 1967 et 1983
Cette thèse de doctorat pre
sentée à l'Université du Mani
toba ne date que de mars 1985
Rossel VIEN
Wu,
À
pa:
la Prairie
2 em 2 cata oo LS es eme eo
L'histoire de la Rivière-Rouge (5)
La Barrière était à Saint-
Norbert... alentour du pres-
bytère.
Il y avait le chemin de
Pembina. Il y avait une tra-
verse sur la rivière Sale — les
vieux disaient toujours «la
rivière Sale» — une place
our traverser la rivière. Fal-
Gi qu'ils passent forcément
là pour traverser. Les gens
avaient taillé comme un che-
min. Les rives étaient coupées
pour descendre... Ils descen-
daient de loin pour traverser.
C'est là qu'ils l’attendaient.
Ils onvaient barré le che-
min. Ils ont fait une clôture
en perches. Il y avait du bois
alentour... Je pense qu'ils
étaient au sud 1 la traverse.
Ils étaient pas rien qu'un,
là, tu sais mon garçon! Oh,
ils étaient... dans une centaine
de soldats. au moins. Ben
oui: ils savaient pas combien
qu'il en aurait arrivé [avec
McDougall]. Ça fait qu'ils
étaient en nombre à garder
la Barrière.
C'était Didyme qui com-
mandait aux soldats. J'ai pas
entendu parler qu'ils faisaient
des manoeuvres [par exem-
ple].
Les gardes, là... Mgr Ritchot
qui nourrissait Ça!
C'est pour ça que je disais
hier, que Mgr Ritchot avait
tué 3 jeunes boeufs. des
steers, pour faire de la viande
pour nourrir ce monde-là.
Le Père Ritchot avait engagé
3 filles pour faire la cuisine
pour ces soldats-là. Ma mère
travaillait là.
Ah! Mgr Ritchot était riche:
il avait des terres partout,
des animaux... Il cherchait à
montrer à ses paroissiens [à]
cultiver.
Ils [les Métis] allaient man-
ger au presbytère, puis ils
couchaient dans l'église, le
temps qu'ils gardaient la
Barrière. Je sais qu'ils se rele-
vaient, toujours, les ceux qui
gardaient la Barrière: quand
il y avasit un groupe qui
gardait, l’autre se reposait.
Mon père était à la Barrière.
Il à mangé au presbytère,
puis il a couché dans l'église.
Armés? OF COURSE! Il
fallait qu'ils aient des armes
parce qu'ils savaient pas com-
ment McDougall s'en venait.
tedben à la tête d'une armée...
Ils étaient pour se servir de
leurs mousquets s'il avait fallu
Ah, oui! C'était des mous-
quets, st {U veux... Mais Ca
tirait quand même. [Mgr
Ritchot] a pas essayé [d'arré-
ter ça]. Je pense pas. Il y était
pour pri th 2 rh ils les
nourrissaient, il les logeait
dans son église! 11 à plutôt
essayé de faire reconnaitre
les droits des Métis.
En tous cas,[McDougall] a
as été plus loin que Pem-
ina. Te envoyé ses 4
hommes.
Ils sont venus le 1er novem-
bre 1869. Pendant la messe
de la Toussaint! En pensant
que «les Métis vont être à la
messe, puis on va passer right
throughl» 11 [McDougall] est
pas venu, lui. Il y a rien que
son barda qui est arrivé: 2
wâguines ben chargées de
fond en comble de toutes
les fournitures. les literies,
les tables. il y avait même
jusqu’à un service de vais-
selle en argent! Tout, quoi.
Ça devait s’en aller au fort
Garry, ça.
Il y avait rien que 4
hommes: il y en avait 2 dans
la première wâguine, Came-
ron puis Provencher, puis 2
dans la wâguine d’en arrière.
Cameron, c'était le gen-
dre du vieux Charles Tup-
per. La fille de Charles Tup-
per était la femme de Came-
ron. C'était son aide-de-camp
[de McDougall]. C’est lui qui
commandait les soldats!
Ils onvaient le beau Pro-
vencher avec eux autres. [ll]
avait été envoyé pour con-
duire les voitures, puis pour
accommoder les Métis... les
calmer... les amadouer.…
parce que c'était le neveu
de Mgr Provencher. Il par-
lait français.
Quand le capitaine Came-
rona arrivé, ils’est mis debout
dans la voiture, puis il a crié:
— Tear that damn fence
down!
En général, ils [les Métis]
parlaient crientre eux autres
[mais] il y en avait qui savait
parler anglais. Lui devait pas
parler français.
Quand ils ont arrivé, ils
[les Métis] ont arrêté les che-
vaux, Mon oncle Antoine
{Vermette] «Maskwa», puis
Pain de suif» Vandal, ils
ont arrêté le team. Ils ont
poigné les cheveux à la bride.
Puis Vandale:
Venez danser
au Club LaVérendrve
Cette fin de semaine aver
“D Combinations”
La semaine
prochaine ave:
“Whisky Bent Band”
La Barrière
— Le joument, là, la grande
joument américaine noire...
je la garde! C’est à mouë, ça!
Puis il l’a gardée.
Cette famille de Vermette-
là, c'était des Riel, eux autres
[i.e. des partisans de Riel],
Maskwa, c’est lui qui avait
arrêté les chevaux quandles
gens ont amené le barda du
gouverneur McDougall.
Quand il était petit, il était
assez poilu puis gros... C’est
pour ça qu'ils l’appelaient
«Maskwa»: petit ours.
dans la Confédération. Mais
ils voulaient pas la joindre à
n'importe quel prix, tu sais
ben. Ils onvaient leurs condi-
tions comme premiers colons
de la Rivière-Rouge. Ils
onvaient leurs droits. qu'il
fallait qu'ils soient reconnus:
pratiquer leur religion, appren-
dre leur langue... et puis le
titre de leurs terres.
Il voulait pas les garder
longtemps ces malvats-là. Il
Votai le retourner au plus
sacrant. [Alors] les Métis ont
dit à Cameron:
Marcien Ferland s’entretient avec
Auguste Vermette
C'était pendant la messe.
Ça fait qu'ils les ont débar-
qués, puis ils les ont emme-
nés à l'église, à la messe de la
Toussaint, Cameron, Proven-
cher... [Provencher], il avait
si peur quand il a vu cette
gang de Métis-là, le mous-
quet à la main, il avait si peur
qu'il en chiait dans ses
culottes!
Il les ont emmenés à la
messe parce qu'ils onvaient
pas de place pour les emme-
ner. Fallait que Mgr Ritchot
finisse sa messe. [Riel] était
as à la Barrière à ce moment-
à. Il allait à la Barrière, mais
il y était pas tout le temps. Il
avait ben des conseils puis
des ordres (sic) de Mgr Ritchot.
Mgr Ritchot, il était pas mal
maitre chez lui, dans sa
paroisse.
Après la messe, Mgr Rit-
chot les a amenés au presby-
tère,les 4 hommes. Mais pas
tout seul! Oh... ho, ho, non!
Les Métis ont été avec, tu
sais ben: ils auront pas lâché
Mgr Ritchot avec ces gars-
là.
Puis tout en dinant, Mgr
Ritchot a parlé, puis il leur à
expliqué la situation telle
qu'elle était: que les Métis
étaient pas contre de rentrer
LE CLUB
LAVERENDRYE
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membre
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Saint-Boniface
| Téléphone 233-8997
— On va prendre tout
votre barda, puis allez-vous-
en!
Puis là, l'après-midi, ils ont
ramené ces 4 hommes-là en
quelque part où est-ce qu'est
Morris aujourd’hui. Ils les
ont pas lächés de même, tu
sais. Ils ont pas voulu leur
donner des chevaux. Ils ont
dit:
— Tout d'un coup, ils vont
partir en courant, puis on va
avoir du trouble. Ils se sont
mis alentour. C'était un pelo-
ton de cavalerie. puis les 4
hommes étaient dans le
milieu, là... à pied, les gars.
Puis ils ont dit:
— Vous voyez le chemin,
là... Allez-vous-en à Pembina!
Euh... revirez pas! parce que
si vous revirez, VOUS aurez
plus la chance de revenir
icite!
Ça voulait dire qu'ils se
feraient cabocher.
Puis là, ils ont été conter
leur aventure à McDougall,
à Pembina.
Puis leurs wâguines char-
gées de barda, tout ça, là...
puis les chevaux, ça a resté
chez Mgr Ritchot. Les gens
ont demandé à Mgr Ritchot:
— Où est-ce qu’on va met-
tre Ça?
— Ben, il dit, — il y avait
des hangars, là, des graine-
ries que Mgr Ritchot avait
— mettez ça dans les han-
gars, là.
Les Métis ont gardé les
voitures puis les chevaux.
Pendant le gouvernement
provisoire de Riel, Tupper
est venu à la Rivière-Rouge
chercher le barda de sa fille.
S'ils onvaient laissé rentrer
[MED OUeAN EN PAnQNOnE
ça aurait plus été tenable
pour les droits des Métis.
Leurs droits auraient été
minés, petit à petit, puis ils
auraient tout perdu finale-
ment. Ils ont fait un travail
de géant, les ceux qui ont
organisé pour résister à l’en-
trée du gouverneur.
Il y avait une Providence
qui les protégeait…
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LA LIBERTÉ, la semaine du 24 janvier au 30 janvier 1986
PAROISSE DU
SACRE-COEUR
1905-1985
présenté par P. Lomer Laplante, o.mii.
2)
le vendredi 31 janvier à 19h30
Entrée gratuite
Un café sera servi.
Bienvenue à tous.
LE CALENDRIER
PROVINCIAL
JANVIER
Vendredi 24
Saint-Jean-Baptiste: RRVI, les
Braves d’Altona contre les Royals,
à 20h30.
Samedi 25
Winnipeg: une soirée de pre-
mières par le Winnipeg Film Group,
le samedi et dimanche, dans la
salle de l'Office national du film,
243, rue Main.
Niverville: HTHL, les Warriors
de Saint-Malo contre les Clippers,
à 20h.
Somerset: PHIL, les Sabers de
Saint-Léon contre les Flyers, à 20h.
Manitou: PHIL, les Bombers de
Bruxelles contre les Marauders, à
20h.
Saint-Vital: au sous-sol de l’église
Saint-Eugène, soirée canadienne
par l’association des scouts et
guides, à 20h00.
Dimanche 26
lle-des-Chênes: HTHL, les Comets
de Lorette contre les Elks, à 14h30,
Sainte-Anne: HTHL, les Canadiens
de Saint-Pierre-Jolys contre les As,
à 20h30.
Lorette: tournoi de cribbage à
19h30 à la salle de l’aréna.
Winnipeg: l'exposition The For-
gotten Innovator: Alexander ]J.
Musgrove, jusqu'au 23 mars, à la
Galerie d'art.
Winnipeg: le festival La belle
époque: Music in Paris 1885-1915,
les 26, 29, 30 et 31 janvier ainsi que
le 1er et 9 février, à l’école de
musique de l’Université du Mani-
toba (474-9547).
Sainte-Agathe: RRVI, les Red-
skins de Morden contre les Knights,
à 15h.
Saint-Jean-Baptiste: RRVI, les
Rockets de Miami contre les Royals,
à 14h.
Ma ei à soirée familiale et
repas à la fortune du pot à 18h,
salle Guertin, 600, avenue Banna-
tyne (774-5863).
Mardi28
Sainte-Anne: HTHL, les Habs de
La Broquerie contre les As, à 20h.
Landmark: HTHL, les Warriors
de Saint-Malo contre les As, à 20h.
Lorette: HTHL, les Huskies de
Steinbach contre les Comets, à
20h.
Sainte-Agathe: RRVI, les Red-
skins de Morden contre les Knights,
à 15h.
Saint-Jean-Baptiste: RRVI, les
Rockets de Miami contre les Royals,
à 14h.
Mercredi 29
Saint-Léon: PHIL, les Hawks de
Notre-Dame-de-Lourdes contre les
Sabers, à 20h.
Bruxelles: PHIL, les Flyers de
Somerset contre les Bombers, à
20h.
Winnipeg: le spectacle The Never
Before Show par les Contempo-
rary Dancers, aussi le 8 février, au
théâtre Gas Station. (452-1239).
Jeudi 30
Saint-Boniface: une dégustation
de vins, par l'Association France-
Canada, à 19h30, dans la salle
Antoine-Gaborieau du Centre cul-
turel franco-manitobain.
Niverville: HTHL, les Elks d'ile-
des-Chênes contre les Clippers, à
20h.
Steinbach: HTHL, les Canadiens
de Saint-Pierre-Jolys contre les
Huskies, à 20h.
Sainte-Agathe: RRVI, les Braves
d’Altona contre les Knights, à 20h30.
Vendredi 31
La Broquerie: HTHL, les Dutch-
men de Landmark contre les Habs,
à 20h.
Saint-Malo: HTHL, les Red Wings
de Grunthal contre les Warriors, à
20h.
Somerset: PHIL, les Marauders
de Manitou contre les Flyers, à
20h.
Winnipeg: en concert, Jon Kimura
Parker et AlexanderSchneider, avec
l'Orchestre symphonique de Win-
nipeg, vendredi et samedi, dans la
salle du centenaire.
Lorette: Bonspiel de la Société
franco-manitobaine jusqu’au 2
février. 80$ par équipe. Inscrip-
tion avant le 17 janvier. (Guy et
Agathe Lacroix: 878-3807;
Gabrielle Desaulniers: 233-3633;
Ronald Gosselin: 233-4915).
Winnipeg: Diaporama présenté
aux fêtes du 80e anniversaire de la
paroisse du Sacré-Coeur, 19h30,
salle Guertin, 600, avenue Banna-
tyne.
Saint-Boniface: Au gymnase du
Collège universitaire, tournoi
annuel de volly fou à 19h00, (Suzanne
Fiola: 256-4384 ou Louis Dufresne:
257-0124).
Lac-du-Bonnet: Série élimina-
toire pour le championnat provin-
cial, les Knights de Sainte-Agathe
contre Lac-du-Bonnet, à 20h
FÉVRIER
Samedi 1
Bruxelles: PHIL, les Sabers de
Saint-Léon contre les Bombers, à
20h.
Sainte-Agathe: RRVI, les Rockets
de Miami contre les Knights, à 20h.
Altona: RRVI, les di a de Saint-
Jean-Baptiste contre les Braves, à
20h.
Niverville: HTHL, les Comets de
Lorette contre les Clippers, à 20h.
Dimanche 2
Notre-Dame-de-Lourdes: PHIL,
les Flyers de Somerset contre les
Hawks, à 15h.
Morden: RRVI, les Knights de
Sainte-Agathe contre les Redskins
à 20h.
Sainte-Anne: HTHL, les Red
Wings de Grunthal contre les As, à
20h.
Steinbach: HTHL, les Habs de La
Broquerie contre les Huskies, à
14h.
Mardi 4
Saint-Jean-Baptiste: RRVI, les
Knights de Sainte-Agathe contre
les Royals, à 20h30.
Jeudi 6
Altona: RRVI, les Knights de
Sainte-Agathe contre les Braves, à
20h30.
Mercredi 5
Winnipeg: l'exposition Cradles,
jusqu'au 16 février, à la galerie
Plug-in.
Vendredi 7
Saint-Jean-Baptiste: RRVI, les
ATTENTION!
Comme nous l’expliquions lors du
lancement du CALENDRIER PRO-
VINCIAL, il revient aux organisa-
tions de veiller à envoyer par écrit
les détails essentiels des activités
qu'elles souhaitent voir annoncé
GRATUITEMENT.
Knights de Sainte-Agathe contre
les Royals, à 20h30.
Dimanche 9
Winnipeg: le spectacle Omerts,
à 20h, au théâtre Gas Station.
Jeudi 13
Winnipeg: en spectacle, Michael
Olito, à l’occasion de l'exposition
Earth Dialogue/Earth Sound, à la
Galerie d'art.
Vendredi 14°
Winnipeg: le Provincial Choral
Conference 86, organisée par le
Manitoba Choral Association, les
14 et 15 février. (942-6037).
Samedi 15
Winnipeg: le spectacle King
Arthur and his Magic Sword, jus-
qu'au 16 février, au 285, Pembina.
Winnipeg: l'exposition Splen-
dours of the Orient, jusqu'au 16
mars, à la Galerie d'art.
Jeudi 20
Saint-Boniface: le 14e Concours
canadien des barbus, au Rendez-
Vous du Festival du Voyageur.
Dimanche 23
Winnipeg: le spectacle Snow
White, par Fantasy Theatre for Chil-
dren et The Theatre School, à 13h,
dans le Planétarium.
du lundi 27 janvier au dimanche 2 février Ne.
—7elé HORAIRE |
10h00 À votre rythme
10h15 Passe-Partout
Midi Première édition
12h30 Vivre à trois
17h00 Le train de cinq heures
une heure de variétés placé sous le signe
de la bonne humeur, avec Jacques Bou-
langer
18h00 CE SOIR
21h00 Le Téléjournal suivi de Le Point, de la
météo et des sports
lun. 27 janv.
18h30 À guichets
fermés
En provenance d'Edmon-
ton «José Lajoie» inter-
23h20
du lundi au vendredi
(4e de6) La vie turbulente
de Nana, d'après le roman
de Emile Zola.
23h20 Rencontres
Geneviève Honoré-Laine
Le rôle de la femme
dans l’Église
23h50 Cinéma
Papy fait de la résistance.
Comédie française avec
Christian Clavier, Martin
Lamotte et Michel Gala-
bru.
18h30 Contrechamp
Magazine d'actualité,
animé Fu Anne-Marie
Dussault
19h00 Vedettes en
direct
présente le groupe «Flash
Cube
si hansons popu-
aires et des compositions
dans un décor de réverie
19h30 Poivre et sel
Pierrot goûte aux joies
de l'argent et de la gloire
20h00 La bonne
aventure
Michèle fait part de ses
inquiétudes à Anne
Simon se prépare à partir
pour Sept-Îles
20h30 Le parc des
Braves
Les quatre femmes font
face à des décisions im-
portantes à prendre par
rapport aux hommes de
leur vie
22h20 Best-sellers
Tant qu'il y aura des
2e chapitre) Pre-
witt refuse de représenter
la Compagnie dans un
combat de boxe, tandis
que le sergent Warden
poursuit ses amours avec
Karen Holmes
10
18h30 Génies en
herbe
Série manitobaine: La
Broquerie vs Précieux-
19h30 Paul, Marie et
les enfants
heures
Sang
19h30 L'agent fait le
bonheur
20h00 Monsieur le
ministre
Hélène se plait à fré
air le journaliste
du New York Times
20h30 Manon
Avec Linda Sorgini.
22h20 Dallas
Le président, Les hommes
d'affaires de Dallas refu-
sent de transigner avec
LR. Ce dernier engage
une jeune femme comme
agent de relations publi-
ques
Aver
Geneviève n'a pas donné
signe de vie depuis 24
Elle a décidé
qu'elle n'a pas de compte
à rendre à personne
20h00 Letemps d’une
paix
Rumeurs d'élections fédé-
rales, un gros contrat de
sciage crée de l'emploi
au moulin et Rose-Anne
refuse d'intervenir dans
les affaires de Lionel
22h20 Déjà 20 ans
Pierre Nadeau
Politique et cinéma de
l'année 1966
22h50 Le sens des
affaires
Avec Michèle Viroly
23h20 Cinéma
Le soleil en face, Drame
psychologique mettant
en vedette Jean-Pierre
Cassel et Stéphane
Audran.
TAKE LA
18h30 Très art
L'actualité artistique
régionale avec Gilles Thé-
berge et Mario Chioini.
19h30 Les grands
films
Le seuil. Un drame cana-
dien avec Donald Suther-
land et Jeff Goldblum,
au sujet de la découverte
et de l'utilisation du
coeur artificiel
22h20 Cinéma
Bête mais discipliné. Une
comédie de Claude Zizi
avec Jacques Villeret au
cours de laquelle un sol-
dat naïf et candide est
réquisitionné pour une
mission spéc iale
18h30 Autoroute
électronique
Animé par Pierre Gué-
rin. Réalisation par
Richard Simoens
19h00 Le monde de
Disney
20h00 Séries plus
Le sang des autres. (2e
chapitre) Réalisé par
Claude Chabrol, d'après
le roman de Simone de
Beauvoir.
LA LIBERTÉ, la semaine du 24 janvier au 30 janvier 1986 _____
22h20 Entête
Magazine culturel, Anim.
Denise Bombardier.
23h20 Cinéma
C’est lPApocalypse. Drame
de guerre de Francis Ford
Coppola d'après l'oeu-
vre «Heart of Darkness
de Joseph Conrad. Avec
Martin Sheen, Robert
Duvall et Marlon Brando.
7h30 Samdi jeunes
Lise Marchad présente
des émissions pour nos
petits téléspectateurs.
14h30 Ciné-famille
Festival Lucky Luke (3e
de 8) Une autre série
d'aventures avec le petit
cowboy astucieux.
17h06 Impacts.
L'actualité approfondie
avec Robert Guy Scully,
18h00 Samedide rire,
Avec Yvon Deschamps
20h00 La soirée du
hockey
En direct du Forum de
Montréal, les Canadiens
reçoivent les Bruins de
Boston.
22h15 Télé-sélection
Une robe noire pour un
tueur, Drame policier
interprété par Annie
Girardot et Claude Bras-
seur.
Pour de plus amples renseignements, communiquez avec le service
12h30 Opéra La
Bohème
L'opéra de Montréal
interprète, avec l'OSM
dirigée par Raffi Arme-
nian, ce classique de
Puccini. Interprètes:
Veronica Kineses,
Maria Rosa Nazario et
Pierre Chagnon.
15h00 Marc-Aurèle
Fortin.
Documentaire sur cet
homme qui n'a vécu que
Jour la lumière et la cou-
ie
16h00 Secondregard
Dossier «Et si jeunesse
savait...» Les jeunes d'au-
jourd'hui, leur autono-
mie face à la famille, la
société et l'Eglise
17h00 Science-réalité
17h30 Écran-témoin.
Avec Louis Martin
18h00 La clé des
champs
18h30 Les beaux
dimanches
Superstar: Claude
Dubois,
19h50 Prendre la
route
(3e de 4) Documentaire
sur la conduite automo-
bile et les accidents de
route, l'un des grands
fleaux du 20e siècle, Cette
semaine: l'ivresse au
volant.
21h10 Concerto
Mozart
Concerto pour piano en
do mineur, interprété par
Alicia de Larocha, avec
l'OSM et Charles Dutoit,
22h20 Ciné-club
La ruée vers l'or. Comé-
die classique réalisée et
interprétée par Charles
Chaplin
des communications
786-0249
Ja rise de vue
My American Cousin:
quand James Dean arrive à Kelowna
Butch avait seize ans,
une cadillac rouge et une
petite cousine de douze
ans avec des amies laides.
C'est durant l'été de 59 qu'il
s'est montré la fraise sur le
ranch dans la vallée Okana-
gan. Les parents soupçonnait
le pire: le jeune cousin améri-
cain s'é 1dait peut-être de la
police « june jeune fille en
famille.
En tout cas, ce Butch n'était
pas comme les autres. Cueillir
deux sceaux de cerises par jour,
ça paie à peine le souper. Et
regarde comment les filles au
stand de crème glacée se tor-
dent le cou pour attirer son
regard.
Non, Butch, avec sa radio
portative, son allure de James
Dean et sa cigarette derrière
l'oreille droite, ne ressemble
pas aux gars de chez nous.
Quitter la Californie pour
Kelowna, ça demande quand
même du courage. Après tout,
aux States on peut entendre du
rock and roll vingt-quatre heures
sur vingt-quatre.
John Wildman a fait basculer des coeurs
I n'était pas très fort en géo-
graphie non plus. Même s'il
disait aux filles qu'il étudiait à
l'université, on ne pouvait pas
s'empêcher de se gratter la
tête: il a fallu lui dire que Toronto
était près de Detroit pour qu'il
puisse la situer!
Pourtant, il était bien. Beau,
rebelle et, parfois, gentil. Oui,
RÉGIE DE SERVICES PUBLICS
— AVIS D'AUDIENCE PUBLIQUE —
DEMANDE DE LA SOCIÉTÉ DE TÉLÉPHONE DU MANITOBA EN VUE D'OBTENIR UNE OÙ PLUSIEURS
ORDONNANCES AUTORISANT L'AUGMENTATION DES TAUX CORRESPONDANT A CERTAINS SERVICES
FOURNIS PAR LA SOCIETE.
AVIS EST DONNÉE PAR LES PRÉSENTES que la Société de téléphone du Manitoba (la Société) a déposé une
demande auprès de la Régie des services publics (la Régie) en vue d'obtenir une ou plusieurs ordonnances
autorisant l'augmentation des taux de la liste générale des tarifs pour certains services, et certaines catégo
ries de matériel, fournis par la Société à ses abonnés, à l'intérieur de la province de Manitoba. Cette demande
porte en partie, sur les choses suivantes
a) augmentationde 3% des tarifs du centre primaire. Ceci se traduirait, pour les abonnés résidentiels
ordinaires, par une augmentation mensuelle allant de 15 cents pour le Groupe 1 à 25 cents pour le
Groupe 9. Les services améliorés aux abonnés résidentiels augmenteraient mensuellement de 20 cents
pour le Groupe 1 à 30 cents pour le Groupe 9. Les tarifs des abonnements d'affaires individuels
augmenteraient de 25 cents par mois pour le Groupe 1 à 60 cents par mois pour le Groupe 9
b) augmentation de 3% des tarifs des installations d'abonnés avec postes supplémentaires, des coûts du
matériel à clavier, des systèmes de télécommunications d'affaires et des services Centrex
C) augmentation des tarifs des services intra-manitobains de messages interrubains, cette hausse serait
de 1 cent à la minute pour toutes les catégories d'appels, de 1 à 12 inclusivement
d) augmentation d'environ 3% pour la plupart des autres services, tel le service hors circonscription, le
service mobile, les lignes directes, le service de la zone 1-800 et les frais de service
e) augmentation de 40 cents pour toutes les zones tarifaires pour les 60 premières minutes et de 10 cents
pour chaque tranche supplémentaire, complète où non, de 15 minutes pour les abonnés actuels qui
se
servent du Programme optionnel d'après interurbains pour abonnes résidentiels
La Société ne prévoit aucun changement de tarif pour les servicers inter-provinciaux, les téléphones publics
le service local d'Assistance-annuaire et le service téléphonique pour détenus
AVIS EST EGALEMENT DONNE: que la Régie étudiera, pourles confirmer ou les infirmer, lt
»:s ordonnances
provisoires ex parte énumérées ci-dessous, qui portent sur des sujets ayant fait precédemment l'objet de
demandes auprès de la Régie et d'autorisation provisoires de la part de celle-ci
No d'ordonnance
de la Régie
138/85
148/85
149/85
157/85
158/85
30 octobre 1985
7 novembre 1985
4 décembre 1985
4 décembre 1985
Date
d'autorisation
3 octobre 1985
Canada
Sujet
Restructuration des tarifs de messages interurbains
Etats-Unis et révision des tarifs du central
800 trans-frontière
Restructuration des tarifs de conférence téléphonique
{nos 1100 et 2400 de la liste génerale)
Restructuration des tarifs du service Outwat et du ser
vice Inwat à rayon limité et établissement de tarifs pour
le service Outwat à rayon limité;
Modification du numéro 2182 de la liste générale des
tarifs, afin de permettre à la Société de mettre en
oeuvre, lorsqu'elle le juge nécessaire, des programmes
d'encouragement à l'utilisation des appareils à claviers
(Touch Tone),
commune
tarifs
Introduction du dispositif d'accès d'urgence à une ligne
Numéro 2191 de la liste générale des
ainsi que tout autre ordonnance provisoire ex parte émise subséquemment par la Régie ettout autre Sujet qui
ferait l'objet d'avis futurs
AVIS EST AUSSI DONNE que la Société a fait une demande à la Régie en vue d'obtenir une ordonnance
autorisant la mise en oeuvre d'un service de communication des données, appelé «Local Gateway Service
qui comprendrait le service déjà existant
+ LA LIBERTÉ, la semaine du 24 janvier au 30 janvier 1986
c'était en 59, il est resté pen-
dant quelques jourset, ensuite,
est reparti. On ne l'a jamais
revu. Quel souvenir...
My American Cousin, de
Sandy Wilson, est finalement
arrivé à Winnipeg. Personne
ne le regrettera.
Sans prétention et extrêment
sensible à tout ce qui peut
impressionner une jeune fille
de 12 ans (bientôt 13!) ce film
mérite les applaudissements
qu'il a reçu l'été dernier lors du
Festival of Festivals à Toronto.
Sans prises de vues extrava-
gantes, mais avec des couleurs
éblouissantes (le temps des
cerises en Colombiel), My
American Cousin peut être ap-
précié à différents degrés.
La révolte typique de la jeu-
nesse jusqu'à l'identité cana-
dienne sont touchés.
Il y a aussi un côté nostalgi-
que: Elvis était roi, le brylcream
se vendait bien et les Améri-
cains n'avaient pas encore mar-
ché sur la lune.
° À part le stéréotype améri-
cain personnifié par les parents
de Butch qui était nettement
exagéré et pas crédible, l'in-
terprétation s'avère l'atout. Du
début à la fin, Margaret Lan-
grick, dans le rôle de Sandra,
nous fait rappeler ces années
de rouge à lèvre et de grimaces
devant le miroir.
Avec 90 days, de Giles Wal-
ker, My American Cousin dé-
montre bien qu'il y a encore de
l'espoir pour le cinéma au nord
de Detroit.
‘A voir, au cinéma du Cen-
tre des congrès, pour tous (à la
discrétion des parents).
NA
AY
s
%
CN
Q
%
En aparté. Les titres anglais
peuvent tromper. À Bed of
Roses, d'Alain Resnais (Mon
oncle d'Amérique), avec Fanny
Ardant, c'est le même film que
La vie est un roman, un film
présenté en 84 dans le cadre
de la Cinésérie du Centre cul-
turelfranco-manitobain. Letitre
français, évidemment, est le
meilleur choix des deux.
Roland STRINGER
‘accent
Une musique
pour temps durs!
La musique de Gérard
Jean dans Welcome to
Hard Times: The Cultu-
ral Cabaret s'inspire d'a-
bord des années 30, des
années difficiles.
Oui, le Ziz qui a composé des
hits franco-manitobains comme
Manifesto et Histoire d'Antan
se consacre, depuis quelque
temps, à la musique de specta-
cles dramatiques
Le liberal shuffle, ça vous dit
quelque chose? Eh bien, pour
les abonnés du Prairie Theatre
Exchange, la pièce L'article 23
vient vite en tête. C'était une
des nombreuses compositions
dans cette pièce, signée David
Arnason et Claude Dorge, qui
traitaient des droits des Franco-
Manitobains avec un clin d'oeil
Welcome to Hard Times:
The Cultural Cabaret, c'est une
pièce qui ‘se donne comme
plus grosse cible l'américani-
sation de la culture canadi-
enne'’, explique Gérard Jean
‘On retrouve des parodies
de chanson. Une de western,
une autre d'une espèce de
samba. Le tiers du spectacle,
près de trente minutes, sera de
la chanson.”
“Par rapport à L'article 23,
je pense que c'est plus uni. En
ce qui concerne la musique, je
joue un piano électrique. Un
Synthétiseur est branché au
piano et :l y a aussi de la batte
rie électronique.”
Un Ziz électrique
‘Je n'ai pas de projets à long
terme dans ce domaine. Mais
je trouve que c'est très moti-
vant de composer de la musi-
que d'après un texte.”
Welcome to Hard Times:
The Cultural Cabaret, mis en
scène par Per Brask avec l'aide
du chorégraphe Jacques Lemay,
entre le 27 janvier et le 16
février, au Prairie Theatre Ex-
change
Roland STRINGER
11
Bâton élevé: enfin de l’ordre
Les blessures aux yeux
augmentent d’année en
année. Parce que les jeunes
recrues qui arrivent à la
LNH ne prennent pas le
soin de garder le bâton
sur la glace. Depuis tou-
jours, leurs adversaires ont
été bien protégés et le
bâton élevé est devenu
une mauvaise habitude.
Pour Péliminer la LNH a
institué le règlement 58.
Avant le règlement 58, les
arbitres hésitaient à sévir pour
bâton élevé, car la punition ne
valait que pour une infraction
flagrante et intentionnelle. De
temps en temps, on se servait
du règlement de blessure inten-
tionnelle pour punir lorsque la
victime saignait. Lorsqu'il n’y
avait pas de sang, c'était deux
minutes au cachot. Ou, plus
souvent, rien du tout.
La confusion était encore plus
évidente lorsque les arbitres
devaient décider si c'était acci-
dentel. Cette situation aamené
une série de blessures sérieuses
à la suite d'accidents. Plusieurs
incidents assez récents ont incité
à amender le règlement.
L'année passée, la carrière
de Pierre Mondou fut arrêtée
lorsque le bâton d’Ulf Samuels-
son l'atteignit à l'oeil. Evidem-
ment, Samuelsson ne l’a pas fait
exprès. Le problème, c’est que
souvent Samuelsson avait le
bâton très haut et mettait en
danger ses adversaires.
là Commission Canadian
Canadienne Transport
des Transports Commission
VOL 85-86
L'incident le plus récent, et
qui provoqua le règlement 58,
fut la blessure de l’as compteur
des Bruins de Boston, Charlie
Simmer. Encore, le coupable
était un nouveau venu à la
LNH, reconnu pour son bâton
élevé, Gates Orlando. Harry
Sinden, le gérant des Bruins à
explosé et a sans doute provo-
qué l’action de la LNH. Sinden
a souligné le nombre de jeunes
joueurs qui n'avaient jamais joué
dans une ligue où la cage n’était
pas obligatoire. Ainsi, ils ne
s'inquiétaient pas de leur bâton
et ce sont des accidents sérieux
qui en résultaient.
John Ziegler, président mal-
gré lui fe compagnie), ont fris-
sonné lorsque Sinden a parlé.
Sinden est le gérant avecle plus
d'impact au sommet. Et lors-
qu'il parle, Ziegler écoute.
Désormais, le bâton élevé sera
toujours sujet à une punition,
que ce soit accidentel ou non.
S'il ya du sang, cinq minutes au
cachot, un point c'est tout. Le
NORTHWEST TERRITORIAL AIRWAYS LTD.
REQUÊTE EN VUE D'UNIFIER ET
DE MODIFIER CERTAINS PERMIS
Sous le permis no ATC 2852/78(NS), la titulaire est autorisé à
exploiter un service aérien commercial régulier entre points
déterminés (classe 2) afin de desservir les points Yellowknife,
Cambridge Bay, Coppermine, Holman Island, Wrigley, Fort Simpson,
Fort Nelson, et Norman Wells. La condition no 1 dudit permis
restreint la titulaire à l'utilisation de quatre aéronefs dotés d'hélices
du groupe D et de quatre aéronefs dotés d'hélices du groupe F
Sous le permis no ATC 3016/79(NS), la titulaire est autorisée à
exploiter un service aérien commercial régulier entre points
déterminés (classe 2) afin de desservir les points Yellowknife,
Rankin Inlet, Frobisher Bay et Winnipeg. La condition no 1 dudit
permis restreint la titulaire à l'utilisation de quatre aéronefs dotés
d'hélices du groupe F
Sous le permis no ATC 3818/85(NS), la titulaire est autorisée à
exploiter un service aérien commercial régulier entre points
déterminés (classe 2) afin de desservir les points Toronto, Winnipeg,
Calgary, Edmonton, et Vancouver. La condition no 1 dudit permis
restreint la titulaire au transport de marchandises et de courrier
seulement.
Northwest Territorial Airways Ltd. demande maintenant l'autorisation
de 1)d'unifier les permis nos ATC 2852 / 78(NS), ATC 3016/79(NS)
et ATC 3818/85(NS)en un seul permis de classe 2; — 2) modifier la
condition no 1 du permis no ATC 2852/78(NS) en enlevant le
nombre et les types d'aéronefs du groupe G:; 3) modifier la
condition no 1 du permis no ATC 3016/79{(NS) en enlevant le
nombre et les types d'aéronefs du groupe F et en ajoutant l'autorisa
tion d'exploiter au moyen d'aéronefs du groupe D et G; —4) modifier
la condition no 1 du permis no ATC 3818/85(NS) afin d'autoriser le
transport de passagers, de marchandises et de courrier
Tout intéressé peut intervenir pour appuyer ladite requete, S y oppo
ser ou en réclamer la modification conformément aux règles géné
rales de la Commission canadienne des transports. Les interven
tions doivent être déposées au plus tard le 21 février 1986, avec
une preuve de leur signification à la partie requérante
Le Comité fera parvenir, sur demande, plus de détails sur la requête
et les modalités de dépôt des interventions conformément aux
règles susmentionnées
Toute demande doit être postée ou remise au Secrétaire du Comité
des transports aériens à Ottawa, K1A ON9
G.N. Rodgers
pour le directeur
Direction de l'analyse et des permis
Comité des transports aériens
le 21 janvier 1986
12
joueur sera toujours responsa-
le pour les actions de ce bâton.
Maintenant, l'arbitre n’a pas
de choix, c'est cinq minutes,
même pour Gretzky. On s’en
souvient, Wayne Gretzky, tout
seul contre Mikael Thelven,
tente de lui passer la rondelle
entre les deux jambes. En pous-
sant vers le filet, Gretzky lève le
bâton au-dessus de la tête’ de
Thelven. Résultat: Gretzky ne
réussit pas, l’atteint au visage.
Le jeune Thelvenale nez cassé,
l'orbite de son oeil gauche est
fracturé et il manquera les trois
prochaines semaines de la sai-
son.
La vie était difficile avant le
58. Gretzky n’a pas été puni. Et
les Bruins, à court d’un défen-
seur, ne peuvent tenir coup
contre les Oilers.
Chapeau à la LNH! Le règle-
ment 58 est une excellente idée
et je suis convaincu que les
bâtons reprendront leur place
normale: sur la glace!
5 sur 5: Les rumeurs veu-
lent que Bengt Lundholm re-
joigne les Jets en février. Fergu-
son n'est pas satisfait, avec rai-
son, du travail de Anssi Mela-
metsa et voudrait un peu d’of-
fensive sur le 4e trio.
Entre les bas et les hauts des Jets, une controverse sur les
bâtons élevés.
J'ai vu Paul Coffey, j'ai vu
Rod Langway. Mark Howe, Larry
Robinson et Doug Wilson, je
les ai tous vus. Mais aucun
d’entre eux ne se compare au
phénomène qu'est Raymond
Bourque, des Bruins de Boston.
Il n’y a personne qui, de la
position de défenseur, domine
comme le fait Bourque. En of-
fensive, il est aussi fort que Cof-
fey, mais sacrifie de son offen-
sive pour servir en défensive
où, encore, il excelle. Ça fait
trois ans qu'il est le meilleur
défenseur du circuit. Mais il n’a
pas reçu l’attention des médias,
comme Langway. Il n’a pas non
plus pleuré pour du respect,
comme Coffey.
Comme Brad Park l'a fait,
Bourque ne sera pas reconnu
comme le meilleur défenseur
de son époque. Mais sera re-
connu, sans hésitation, comme
un des meilleurs défenseurs de
tous les temps.
Le Manitou a rendu
son dernier soupir
C'en était trop. Onze
défaites consécutives, des
pointages qui n'avaient
pas de bon sens, une sai-
son qu'on aimerait mieux
oublier. Le Manitou a
succombé.
‘C'est la première fois que
ça nous arrive,‘ a lancé Albert
Brunel, président de la Ligue.
"L'exécutif s'est réuni lundi soir
et on a décidé de les laisser
sortir de la Ligue.”
L'exécutif n'avait pas vrai-
ment le choix, puisque Mani-
tou a perdu, au cours de la sai-
son, plus de la moitié de se
joueurs
Pour Bob Stewart, entrai-
neur de l'équpe de Manitou, ça
a été très décevant de voir son
équipe se débobiner devant ses
yeux. ‘’Au tout début, c'était de
se faire accepter dans la Ligue
qui était le plus difficile.” Il
poursuit: ‘Holland et Saint-
Claude voulaient aussi une
place dans la Pembina, mais
c'est nous qui avons été choisi.”
Rien, jusqu'alors, ne semblait
indiquer que Manitou passe-
rait une si mauvaise demi-
saison. Dix-sept joueurs appa-
remment dédiés à leur tâche
allaient défendre l'honneur
manitouin. Mais le ciel s'est
mis à tomber sur la tête du
Manitou. (En passant, Manitou,
en Amérindien, signifie celui
qui détient un pouvoir Surnatu
rel. Ironique, n'est-ce pas?)
Retour en arrière. La saison
débute. Cinq des joueurs de
Bob Stewart décident de quit
ter les rangs pour se joindre à
l'équipe des Redskins de Mor
den de la Red River Valley Inter-
national. Morden occupe à pré
sent la dernière place avec huit
défaites et seulement trois vic
toires
Les ennuis de Bob Stewart
ne font que commencer. Un
LA LIBERTÉ, la semaine du 24 janvier au 30 janvier 1986
Classement général
(21 janvier)
Bruxelles
Somerset
Notre-Dame
Swan Lake
Saint-Léon
Classement individuel
Gérald Mangin, Bruxelles
Neil Leslie, Notre-Dame
Albert Mangin, Bruxelles
Michel Vigier, Notre-Dame
Brad Lohr, Bruxelles
Jean Delaquis, Notre-Dame
Marc Rondeau, Saint-Léon
Lucien Mangin, Bruxelles
Murray Vigar, Bruxelles
Perry Beernaerts, Swan Lake
joueur quitte pour l'université
tandis qu'un autre va s'instal-
ler en ville. ‘C'est à ce point-là
que nous avons commencé à
recruter ceux qu'on pouvait,”
explique l'entraîneur désillu-
sionné. ‘Plusieurs fois, j'ai dû
appeler les autres entraîneurs
pour annuler les joutes. Ça me
faisait un peu mal au coeur
Parfois, je devais demander aux
autres coachs s'ils acceptaient
qu'on joue avec des joueurs
illégaux de Morden et des
Ligues Old-Timers."”
Y-a-t-il une leçon à tirer de
toute cette histoire? ‘C'est sûr,
affirme Bob Stewart. Sans doute
si Manitou et Morden coopé-
raient un peu, ou pourrait avoir
un équipe assez forte.”
Albert Brunel, lui, voit une
autre solution au problème. ‘Il
faut que Manitou attire les jou
eurs de la division des dix-sept
ans.” Voyez-vous, quand un
hockeyeur de Manitou atteint
PEMBINA HILLS INTERMEDIATE
Q'PPE UNE
12 24411125
TRUE eS
10 5 O 20
OZ 0" T2
0%::9%70:: 172
DRAC
33 31 64
23 17 40
12 27: 39
18 19 37
23 13 36
10 26 36
14 20 34
12: 20 32
16 15 31
16 12 28
l'âge de dix-sept ans, il part
jouer pour une équipe amal-
gamée de Saint-Léon, Notre-
Dame et Manitou. Le président
de la Ligue ajoute: ‘Il semble
manquer de suivi au sein du
programme de hockey du vil-
lage.”
Manitou a pris la décision de
se retirer après trois défaites
écrasantes où ils ont dû se ser-
vir d'un joueur de treize ans
pour compléter la deuxième
ligne
L'abandon de Manitou met
en question leur participation
dans la Ligue l'année prochaine.
Bob Stewart et Albert Brunel
sont tous deux d'accord qu'il
faudra penser deux fois avant
d'inscrire Manitou en 86-87
En somme c'est une bonne
leçon pour la Ligue et pour les
équipes. De toute façon, on ne
fait pas d'omelette sans casser
les oeufs!
Jean-Paul MOLGAT
tt tte ———
Ce n'est pas un gros
secret que les scouts de
la LNH n'assistent pas
aux parties de la Red
River. Même pas aux par-
ties entre Saint-Jean et
Sainte-Agathe. Est-ce
que ça veut dire que c'est
une ligue de sans-espoir?
Surtout pas! Ce sont tout
simplement des joueurs quiont
choisi de gagner leur pain en
bûchant de neuf à cinq et de
lancer la rondelle dans le filet
juste pour s'amuser. Peut-être
ont-ils rendu un grand service
à la LNH!
Peut-être que non. Paul
Rodrigue raconte un des mo-
ments les plus retentissants de
sa carrière, si l'on veut. ‘‘J'ai
été jouer à l'Université du Nord
Dakota durant une demi-saison.
En fin de compte, ça a mal
tourné pour moi. C'est d'avoir
été choisi qui était le plus grand
honneur." Après cinq saisons
avec les Warriors de Saint-
Malo, la Hanover-Taché est
maintenant membre de la Mani-
toba Amateur Hockey Associa-
tion (MAHA). Rodrigue, qui
jouait à la fois Saint-Malo et
Saint-Jean-Baptiste, a dû choi-
sir une des deux équipes. || a
choisi Baptiste parce que ce
n'est qu'à quelques milles de
son village de Letellier
Regrette-t-il cette décision?
“Pas du tout. J'ai bien aimé
jouer pour Saint-Malo. Maisici
à Baptiste, on bâtit une équipe
avec les jeunes. J'aime voir
que notre équipe s'améliore.
L'année passée, on n'avait
gagné que trois de nos vingt-
quatre joutes et cette année on
donne du fil à retordre à Sainte-
Agathe."
Ce n'est pas le joueur le plus
corpulent de la Ligue. {l mesure
cinq pieds huit et pèse cent-
soixante-cinq livres, mais manie
la rondelle comme un charmeur
son serpent. À vingt-six ans, le
rêve de jouer dans la LNH est
loin derrière lui. Cependant, il
se flatte d'avoir joué, à l'épo-
que, sur la même ligne que
Craig Ludwig, qui joue main-
tenant pour le Canadien et Troy
Murray de Chicago.
C'est comme
un repos
Paul Rodrigue n'est pas le
seul qui a atteint une certaine
notoriété sur la glace. Brad
Dusik des Knights de Sainte-
Agathe a bâti sa réputation
entre les poteaux. Bien qu'il ait
joué pour les Wheat Kings à 15
ans, pour les Fort Garry Blues
et les Saints de Saint-Boniface
entre seize et vingt ans, rien
n'a semblé se produire pour
l'attirer vers un plus haut cali-
bre.
Toutefois, Brad Dusik ne se
plaint pas. ‘Je suisbien content
de jouer pour Sainte-Agathe,
Ils sont vifs
et féroces
La vitesse. Voilà ce qui
embèête le plusles défen-
seurs de la Ligue Ha-
nover-Taché. La vitesse
des patineurs, bien sûr.
Mais aussi la rapidité de
leurs lancers.
Marcel Coulombe des
Warriors de Saint-Malo.
Mesurant 5'8"” et pèsant 165
lbs, le défenseur de 24 ans
concède qu'il serait peut-être
mieux s'il était ‘un peu plus
gros’. Mais Marcel Coulombe
‘’connaît les attaquants des
autres équipes." Ce qui l'aide
énormément à patrouiller la
ligne bleue des champions de
la Hanover-Taché
des deux dernières années
‘Sainte-Anne a vraiment de
bons joueurs à l'attaque, ‘‘éva
lue Marcel Coulombe. “Il font
vraiment de la bonne passe
Saint-Pierre est aussi uneéqui
‘Sainte-Anne a vraiment de
bons joueurs à l'attaque, ‘’éva
lue Marcel Coulombe. “Il font
vraiment de la bonne passe
Saint-Pierre est aussi une équi-
pe qui me donne des problèmes
Parce qu'ils sont vifs.”
Des joueurs qu'il redoute le
plus, le défenseur des Warriors
en identifie trois. ‘’Aimé Plett
de Landmark, Robert Bérard de
Saint-Pierre et Gerry Lafrenière
de Sainte-Anne sont très rapi
des. Avec leur vitesse, ils peu
ent faire le tour d'un défen
eur
Fernand Piché des Habs
de La Broquerie À sa 6e
année avec les Habs, Fernand
Piché est retourné à la défense
des Habs depuis la mi-saison.
Une position qu'il a jouée dans
les ligues juvéniles et pour le
club Junior B de Steinbach.
Mesurant 5'8" et pèsant 170
lbs, le défenseur de 22 ans éva-
lue la situation ainsi.
‘Sainte-Anne a une attaque
vas mal féroce,” estime le dé-
fenseur de 22 ans. ‘Aussitôt
qu'ils poignent la rondelle, ils
sont dangereux. lis ont plusieurs
joueurs vifs. Et avec Ron Frey-
net, l'attaque est contrôlée."
Par contre, Fernand Piché
suggère Earl Coleman des Hus-
kies de Steinbach comme le
plus redoutable attaquant cette
année. ‘Si Earl Coleman prend
la rondelle, à cause de sa vi-
tesse, il est pas mal dur à arrê-
ter.”
Richard Gosselin des As
de Sainte-Anne. À 27 ans,
l'un des plus petits défenseurs
dans la Hanover-Taché, Richard
Gosselin (5'5”, 155 lbs) pré-
fère, ‘‘’à cause de ma taille, voir
les joueurs venir vers moi que
de les avoir sur mon dos.”
Saint-Malo et Saint-Pierre
donnent le plus de fil à retorde
au vétéran de 10 saisons avec
les As. ‘Ils sont jeunes. ls ont
de bonnes jambes. Ils patinent
vite
‘Aimé Plett de Landmark et
Rod Hourdd'lle-des-Chênes me
donnent le plus de problèmes
Tous les deux sont vifs. lis sont
bons avec la rondelle. Et Hourd
a un bon lancer. |l faut que tu y
fasses attention.”
Marcel Jeanson des Co-
mets de Lorette. Bien qu'un
défenseur n'ait pas besoin
d'être gros (‘’/peut s'en passer
c'est comme un repos pour
moi. Depuis que je suis dans
les mineures, j'ai rarement eu
l'occasion de ranger mon équi-
pement pour plus d'un mois.”
Que fera-t-il après ces quel-
ques années de repos? ‘Ça me
tente de m'essayer dans la
South Eastern la saison pro-
chaine. Mais tout ça c'est si
loin. Qui sait?
Et comment un entraîneur
doit-il s'y prendre pour entrai-
ner de tels vétérans du hockey?
Dallas Johnson, l'entraîneur
des Knights, explique: ‘C'est
pas pareil qu'entraîner une
équipe de: jeunes. Les jeunes
sont plus idéalistes, ils se voient
étoiles de la Ligue nationale
dans quelques années. Les jou-
eurs des équipes senior eux
sont beaucoup plus pragmati-
ques. ll s'agit alors de les moti-
ver par tous les moyens imagi-
nables."
Voilà un tour que Dallas
Johnson semble avoir perfec-
tionné. Son équipe va partici-
per aux éliminatoires provin-
ciales cette année. ‘Je crois
que nos chances sont excel-
lentes. Ceux qui disent que la
Hanover-Taché est trop puis-
sante pour nous vont peut-être
devoir avaler leurs mots."
Cette semaine, Yves Sabou-
rin de Saint-Jean-Baptiste doit
se défendre contre l'accusation
de ses rivaux, les Knights. Ils
ont osé reprocher à Saint-Jean
qu'ils dépendent trop de la ligne
Fillion/Rémillard/Rodrigue. Le
Division Sud
Classement général
(19 janvier)
Sainte-Agathe
Saint-Jean-Baptiste
Altona
Miami
Morden
RED RIVER VALLEY INTERNATIONAL
Les Royals se défendent contre les Knights
G P N T
10 2 O 20
Te7. 74
7 6 O 14
5 7 1 1
#9 02"
Classement individuel (16 janvier sauf Miami à
Sainte-Agathe le 12 janvier)
Paul Rodrigue, Saint-Jean
Léo Fillion, Saint-Jean
Claude Paquin, Sainte-Agathe
Luc Rémillard, Saint-Jean
Brian Callum, Miami
Larry Skoleski, Sainte-Agathe
Ron McClain, Morden
Bill Langdon, Saint-Jean
James Zacharias, Miami
Morley Lungal, Aftona
gérant des Royals ferait un
excellent avocat. ‘‘Sionestun
one-line team, selon Sainte-
Agathe, ça doit vouloir dire qu'ils
ont trois lignes fortes et égales.
Mais on les a battu cette année
avec nos trois lignes sur la
glace. Ce qui est vrai, c'est
qu'on a une ligne qui produit
les buts. Mais ça ne veut pas
dire que les autres lignes sont
moins fortes."
HANOVER-TACHE
BP: TT
25 33 58
17 23 40
12 11 23-
15 7 22
19, 97 22
10 12 22
7 14 21
11 9 20
8 12 20
8 12 20
De toute façon, que ce soit
Sainte-Agathe ou Saint-Jean
qui ait raison, les deux équipes
se mettent d'abord sur au moins
un aspect du jeu. Le grand
nombre de spectateurs en-
traîne, pour l'équipe de leur
culte, une rivalité inégalée. La
qualité du jeu en est grande-
ment améliorée.
Jean-Paul MOLGAT
Division Nord
Classement général (au 21 janvier)
Grunthal
La Broquerie
Steinbach
Saint-Malo
Saint-Pierre-Jolys
Classement individuel
(au 20 janvier)
Earl Coleman, Steinbach
Gil Dubé, La Broquerie
Fern Piché, La Broquerie
Luc Therrien, La Broquerie
Roger Taillefer, La Broquerie
Robert Bérard, St-Pierre
Vince Penner, Grunthal
Brad Wainikka, Steinbach
Bart Lohr, Steinbach
s'ilest fin" lance Marcel Jean-
son), à 5°10""et pèsant 190 lbs,
Marcel Jeanson ne se plaint
pas. Surtout qu'il aime les mises
en échec
“Sainte-Anne a une bonne
attaque,‘ suggère le défenseur
de 20 ans. ‘Ils sont très vifs. Ils
sont très forts contre la bande
Des joueurs individuels, Aimé
Plett de Landmark est difficile à
arrêter à cause de sa rapidité
Et Russ Koop de Landmark est
dur à arrêter à cause de son
lancer.”
Lucien CHAPUT
Vous cherchez l'horaire
des parties de hockey?
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drier provincial, votre
guide des activités cul-
turelles, sociales et
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(au 20 janvier)
Mitch Pattyn, Ste-Anne
Ron Freynet, Ste-Anne
Cliff Peters, Landmark
Gerry Lafrenière, Ste-Anne
Aimé Plett, Landmark
Russ Koop, Landmark
Gerry Lévesque, Ste-Anne
Garry Brandt, Landmark
David Naaykens, Lorete
Kevin Penner, Ste-Anne
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PROVINCIAL
DE LA SOCIÉTÉ
FRANCO-MANITOBAINE
à Lorette (Manitoba)
DATE: les 31 janvier, 1 et 2 février 1986
contactez un membre du comité:
Agathe ou Guy — 878-3087
Gertrude ou Ronald — 233-4915
Gabrielle — 233-3633
LA LIBERTÉ, la semaine du 24 janvier au 30 janvier 1986
)_ /
13
N
présente
JEAN-LOUIS HÉBERT LUCILLE BEAUDIN-WILTSHIRE LAURETTE ROUILLARD
GINETTE CAZA
(Raymond Tremblay) (Claire Tremblay) (Amanda L'Heureux)
(Yolande Tremblay)
et ANDRÉ SOULODRE, SANDY HINDS, RONALD SÉGUIN et CÉLINE TREMBLAY
du 7 au 15 février Salle Pauline-Boutal — 20h00
Billets en vente au guichet du CCFM — 233-8972
K? Une présentation de la Fédération des Caisses Populaires du Manitoba
14 LA LIBERTÉ, la semaine du 24 janvier au 30 janvier 1986
Jacqueline et Philippe Lavack
tiennent à la dimension familiale
Une petite jasette avec
Philippe Lavack suffit
amplement pour être con-
vaincu qu'il fera un Voya-
geur officiel de première
classe.
Aurèle Desaulniers, le Voya-
geur officiel est accompagné
par sa femme. Les successeurs
de Léona et Neil Gaudry, Jac- gères à Phili e Lavack i
queline et Philippe Lavack, ont S40é AUCH VS.
toutefois l'intention d'ajouter tion de l'organisation en 1982
une dimension supplémentaire 1983 et 1984.
à leur rôle. B.B.
Daniel, Ginette et Chantale
Les opérations du Festival du
Voyageur ne sont pas étran-
‘C'est l'été dernier qu'on m'a
demandé. J'ai pensé que ça
serait une belle expérience.
Sais-tu, peut-être ont-ils pensé
qu'un entrepreneur de pompes
funèbres serait un type idéal
pour semer la joie de vivre!
Après tout, la vie est si courte!”
‘Je tiens beaucoup à dé-
peindre un portrait familial, qui PEMBINA DODGE
me semble absolument impor- CHRYSLER
tant pour le Voyageur de nos
jours. Je suis fier des quatre
enfants. Quand ça s'adonnera,
ce sera bien d'avoir les jeunes
avec nous, pour qu'ils puissent
apprendre la joie de vivre.”
Le 9e Voyageur officiel a 42
ans et se décrit comme une
personne de ‘tempérament
joyeux. Je suis un type bien
normal, pas spectaculaire, qui
aime la gaîté et le fun. Sans
doute comme l'étaient les voya-
geurs dans le temps.
Comme le veut maintenant Le président du Festival du Voyageur, Raymond Bisson, pré-
la tradition depuis Gabrielle et Sente la famille des Voyageurs.
‘Alors notre rôle, c'est d'ac-
cueillir les gens, de semer la
joie le long du voyage dans
lequel on vient de s'embarquer
___ Claude P. Lepine
comme famille." service bilingue
Jacqueline et Philippe Lavack 300 Pembina 284-6650
sont les parents de Gilbert,
Le Conseil jeunesse
a lancé
sa programmation
Les Nouveautes
aux Éditions des Plaines
Le coupeur de têtes
de Nadine Mackenzie
Un homme se révèle un meurtrier
recherché par le F.B.]
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La paix: la suite logique de l'Année internationale de la
Les deux soeurs
jeunesse...
de Gilles Valais
Deux nouvelles écrites avec
‘’Onest là pour reven- taire jeunesse. ‘Lorsqu'on |
diquer les services'’, a regarde aux données géogra- |
lancé René Desaulniers, phiques, AE Le qu'ilya |
ZEUS A 1 manque d'hébergeme
président du Conseiljeu. {anus een eau
nesse provincial. Ce QUI Saint-Boniface. L'Association
n empêchera pas | aSSO- des étudiants du Collège de
iation regroupant les 15 Saint-Boniface met de la pres
Cia g P
à 25 ans d'entreprendre sion pour la construction d'une
: : :sidence $ les € Ù
certains projets plus con- NT d a
crets durant | annee in- aussiuncentrecommunautaire |
ternationale de la paix. jeunesse.”
beaucoup de psychologie
romar 57.95
À l'écoute des Franco-Manitobains
de Antoine Gaborieau
57.95
Un an, jour pour jour, après
avoir dévoilé son programme
d'activités pour l'Année inter
nationale de la jeunesse, le
Conseil jeunesse provincial
(CJP) a annoncé, vendredi 17,
ses projets pour l'année à venir
Un nouveau dossier:
sportset loisirs. Au Mani
toba, le plus loin que c'est allé,
ça a été la création d'une ligue
de soccer.lIl y aura une réunion
en février pour décider si on va
prendre ce dossier de la Société |
Un ministère de la jeu- franco-manitobaine
nesse. On a eu un ministre
responsable de la jeunesse
durant l'Année internationale
de la jeunesse”, explique René
Desaulniers. Pour donner suite 1987 nous prévoyons un trou
à l'AIJ, on propose au gouver noi provincial en sports et loi
nement provincial de créer un sirs. Et d'envoyer une déléga |
minisiere de la lOUNEERe POUT tion manitobaine aux Jeux
qu'il y ait quelqu'un qui véhi d'Acadie.
cule le point de vue des jeunes
au sein du Cabinet provincial.”
Un conseil étudiant se-
condaire provincial. ‘On
essaye de mettre sur pied des
conseils étudiants par district
On veut impliquer les parents
et les directeurs d'écoles pour
donner une continuité. Nous
croyons que ceci permettra une
meilleure communication entre
écoles et entre organismes
LES CONTES
DE MON
PATELIN
Les contes de mon
patelin de Jean Pariseau
Un passe qi ‘ {
En attendant, on va aller
très lentement. On veut mettre
en place des activités qui peu
vent se continuer. ÀAu printemps
beaucoup d'humou
Un Shows sont nous Il. |
Il va sans doute y avoir quel |
ques changements. Mais la for |
mule va rester essentiellement |
la même. Le 100 Nons a déjà
confirmé. Ça ne sera pas Daniel
Lavoie, mais Ça va être un grand
nom." Shows sont nous, tenu
en septembre 1985, avait attiré
jeunes et adultes à des activi
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Je ne me sens pas supérieur aux autres
Vous côtoyez quotidien-
nement des fumeurs, vous
râlez peut-être contre eux,
mais êtes-vous certain de
bien les connaître?
‘Pourquoi fumes-tu?"” La
question surprend le fumeur
entre deux bouffées. Il ne s'é
trangle pas mais il tire généra-
lement encore une ou deux
fois sur sa cigarette avant d'es-
quisser prudemment un sem-
blant de réponse. En fait, sou-
vent, il ne sait pas.
Si l'on ne veut pas rester
dans le brouillard, mieux vaut
remonter à la première fois.
Une première fois que connais-
sent un tiers des jeunes et qui
se produit à un âge de plus en
plus précoce. En moyenne vers
12 ans et 9 mois, dévoile une
enquête menée conjointement
en mars dernier par le minis-
tère de la santé et la fondation
manitobaine contre l'alcoolisme
auprès de 501 jeunes de Win-
nipeg.
Robert, un étudiant de 21
ans au collège de Saint-Boniface
a commencé, pour sa part, un
peu plus tard. C'est chez les
scouts que la tentation lui est
venue. En cachette.
Dans sa famille, personne
n'a jamais consacré une seule
piastre à l'achat d'un paquet de
cigarettes. En revanche, ses
amis.
"Vers 16 ans, j'étais dans
une gang de copains. Je fumais
un peu pour les imiter, surtout
le week-end, quand on se re-
trouvait en soirée.”
L'occasion est progressive-
ment devenue une habitude.
C'est surtouteffectivementen-
Secrétaire bilingue
Ministère du procureur général
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FONCTIONS: Travail de
bureau et traitement de textes
pour le service de traduction
juridique. Le titulaire du poste
devra, entre autres, taper des
traductions, des avant-projets
de loi, des règlements, des
décrets, etc. Il fera également
la relecture de textes dactylo
graphiés en français et en
anglais
COMPETENCE: Lella)candi
dat{e) doit avoir une formation
de secrétaire accompagnée
d'expérience pertinente ou une
combinaison d'études et d'ex
périence jugée satisfaisante
Sa vitesse à la machine à
écrire doit être conforme aux
normes de la fonction publi
que. |! doit avoir de l'expé
nence sur une machine de
traitement de textes Wang
savoir se servir du dictaphone
et connaitre le classement et
la sténographie. En outre, 11
doit pouvoir travailler de façon
autonome, respecter les éche
ances:
; et faire affaires effica
cement avec les différentes
niveaux de gouvernement et
le grand publ
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Date limite: le 3 f
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parce que Je fume
Stéphane
JARRE
tre 15 et 17 ans que les jeunes
risquent de fumer régulière-
ment chaque jour. Avant cet
âge, les probabilités sont moin-
dres.
Maturité
Mais le mimétisme ne fonc-
tionne qu'au début. Aujour-
d'hui, Robertreconnaît: “Je ne
me sens pas supérieur aux
autres parce que je fume.
André Boucher et Claude Michaud:
Bien des adolescents pensent
que la maturité se mesure au
nombre de mégots écrasés dans
le cendrier. Claude, 20 ans,
l'avoue franchement: “Ilyaun
effet de groupe, tes amis t'en-
couragent et puis toi, tu vas
essayer d'agir comme un
grand''. La curiosité passée,
l'habitude s'est là aussi instal-
lée, comme pour 18 pour cent
des jeunes de Winnipeg
Pourquoi? ‘Fumer, c'estune
occupation, explique Claude,
cela semble aider dans certains
cas." Un autre renchérit: ‘‘J'a-
vais beaucoup de difficulté à
écrire une dissertation sans
fumer’. André ajoute, lui, que
‘c'est aussi une manière de se
relaxer, un plaisir”. Bref, la
cigarette semble bonne en toute
circonstance.
Paradoxalement, les mêmes
affirment qu'elle ne leur ‘'ap-
porte aucune satisfaction‘. La
seule explication qu'ils trouvent
‘’Je conseillerais aux
jeunes de ne pas commencer à fumer."
LA LIBERTÉ
Journal hebdomadaire publié
le vendredi par la
Société Presse-Ouest Limitée
Le journal de l’année de
SPA IL LU de!
Directeur et
Rédacteur en chef: Bernard BOCQUEL
Journalistes: Lucien CHAPUT
Roland STRINGER
Administratrice: Gisèle GOBF!
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Typographe: jocelyne LAXSON
Graphistes: David MCNAIR
Gilbert PAINCHAUD
Secrétaire
relationniste: Eveline BOURGOUIN
Secrétaire: Juanita PERRIN
Développement
des photos: Hubert PANTEL
Toute correspondance doit être
adressée à La LIBERTÉ, Case postale
190, Saint-Bonitace (Manitoba) R2H
3B4. Les lettres à la rédaction seront
publiées à la demande du signa
taire, Les bureaux sont situés au 383
boulevard Provencher., Téléphone
(204) 237-4823
L'abonnement annuel coute 21 0
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partout atlleur
Heures de bureau: 9h00 à 17h00 du
lundi au vendredi
La LIBERTÉ est imprimée sur le
es de Derksen Printer
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Début d'emploi: le 17 fé
selon l'entente
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savoir dactylographier 50 à 60 mots/minute;
Collège de Saint-Bonilace
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Saint-Bonilace (Manitoba)
Publicité à l'entrée du pont Provencher. Trente mille Cana-
diens meurent chaque année d'une maladie liée à la consom-
mation de cigarettes.
à cette contradiction repose sur
la nicotine. ‘Elle crée unbesoin,
c'est un peu comme une dro-
gue'', lâche André.
Pourtant, l'enquête effectuée
à Winnipeg montre qu'un ado-
lescent sur quatre s'adonnant
Fumeurs,
Dis moi si tu fumes, je te
dirai qui tu es! Pour parai-
tre surprenante, la boutade
n'en est pas moins sérieuse:
les fumeurs se traduisent
aussi en statistiques.(1)
Environ 40 pour cent des
adultes canadiens fument quo-
tidiennement. Un tiers d'entre
eux consomment 23 cigarettes
ou plus chaque jour. Les an-
ciens fumeurs représentent
près de 25 pour cent des adultes
canadiens
Une proportion égale d'hom-
mes et de femmes de moins de
25 ans fument quotidiennement
(40 pour cent). Pour les tranches
d'âge supérieures, les hommes
l'emportent
La consommation de tabac
est plus répandue parmi les
personnes dont le niveau d'ins
truction est le plus bas. Un seul
Saint-Boniface
hine de traitement de textes;
avoir une personnalité accueillante et courtois
ner 1986
présentement ef
ivant le 29 jans ier
LA LIBERTÉ, la semaine du 24 janvier au 30 janvier 1986
fumeuses
qui êtes vous?
MEDIACOM
à l'alcool, au tabac ou à la mari-
juana, connaît par ailleurs des
difficultés à l'école, dans sa
famille ou avec ses amis. La
consommation de cigarettes est
un problème qui peut en mas-
quer d'autres.
exemple: parmi les 15-19 ans,
on recense 23 pour cent de
fumeurs dans la population
scolaire, contre 48 pour cent
chez les jeunes qui ont quitté
l'école.
De même, les personnes sans
emploi apprécient davantage
le tabac que celles qui travail-
lent. Et parmi celles qui ont un
emploi, c'est chez les ‘cols
bleus” que les fumeurs sont
les plus nombreux. En revanche,
le revenu n'intervient pas de
manière significative.
Enfin, les grands buveurs sont
aussi souvent de grands fu-
meurs, et plus ils boivent, plus
ils fument
(1) Enquête sur ‘La santé des
Canadiens'”, juin 1981
Prière à Marie
Reine des Coeurs
La reproduction de cette prière a
été payée en reconnaissance de
faveurs obtenues
O Marie, Reine des Coeurs, avo
cate des causes désespérées, Mère
si pure, si complaisante, Mère du
divin Amour et pleine de lumière
divine, je mets entre vos mains si
tendres, les faveurs que nous atten
dons de vous aujourd'hui. Regar
dez nos misères, nos coeurs, nos
larmes, nos peines intérieures, nos
souffrances. Vous pouvez nous
exaucer par les mérites de votre
divin Fils, Jésus-Christ. Nous pro
mettons, si nous sommes exaucés,
de répandre votre gloire et de vous
faire connaître sous le titre de «Marie
Reine des Coeurs et Reine de
l'univers entier. Exaucez-nous près
de votre autel où tous les jours vous
donnez tant de preuves de votre
puissance et amour pour la quéri
LA BROQUERIE
Ultime réunion des parents en février
Une nouvelle fois,
la semaine dernière les
parents se sont déclarés
opposés au transfert de
leurs enfants à l’école
Pointe-des-Chênes à Sainte-
Anne
L'ultime rencontre entre les
parents d'élèves et le comité
de révision chargé d'étudier
l'opportunité de fermer l'école
de La Broquerie aura lieu le
mercredi 26 février.
Le comité se réunira le 4
mars avant de présenter son
rapport à la commission sco-
laire. La décision définitive de
maintenir ou de fermer l'école
ne sera arrêtée qu'au début du
printemps, probablement en
avril.
Lors de la rencontre-discus-
sion de la semaine dernière, la
quasi-totalité des parents de
La Broquerie a réaffirmé son
attachement à l'école secon-
daire du village. Dans une ré-
cente enquête, 90 pour cent
des élèves, des enseignants et
des parents se déclaraient satis-
faits de leur établissement sco-
laire.
Germain Sicotte, le commis-
saire de La Broquerie
L'avantage financier qu'ap-
porterait sa fermeture n'est pas
évident selon Raymond Boily,
président du comité de parents.
Outre l'augmentation des
frais de transport, cela repré-
senterait beaucoup de temps
perdu pour les élèves. Encore
plus pour ceux habitant Saint-
Labre, par exemple, qui au-
raient une demi-heure supplé-
mentaire à passer dans l'auto-
bus, alors qu'il leur taut déjà
plus d'une heure pour se ren-
dre jusqu'à La Broderie.
Dans ces conditions, difficile
de s'adonner à une quelcon-
que activité para-scolaire.
De plus, Yen perdant ses
enseignants, le village perdrait
avec eux des animateurs de la
communauté francophone’,
souligne Rino Ouellet, résident
de La Broquerie et vice-prési-
dent de la Fédération provin-
ciale des comités de parents.
Sans nier ces problèmes,
Germain Sicotte, commissaire
d'écoles, estime qu'il n'est pas
nécessairement mauvais pour
un enfant de quitter son milieu,
‘cela peut être une bonne tran-
sition vers la vie d'adulte‘.
Cependant, il se déclare encore
très partagé sur l'avenir de
l'école de La Broquerie.
D'ailleurs, les jeux sont loin
d'être faits. Donald Boulet,
directeur de l'école, conclut:
‘Tout reste ouvert‘.
Stéphane JARRE
SAINT—BONIFACE
CLÉ prêt à encourager les entrepreneurs
La Corporation CLÉ
Saint-Boniface est toujours
à la recherche de projets de
développement pour Saint-
Boniface. Mais pas n'im-
porte lesquels. Ils devront
respecter l'image de mar-
que du plus ancien quartier
de Winnipeg.
La Corporation CLE Saint-
Boniface (CLE étant l'acro-
nyme du programme Création
locale d'emplois du gouverne-
ment fédéral) est une société
de développement économique
voulant aider les entreprises et
les organismes locaux à créer
des emplois de longue durée
‘On n'est pas un groupe de
pression’, explique le président,
Gérald Dubé. ‘On n'est pas là
non plus pour faire la concur
rence aux caisses populaires
et aux banques. On est une
deuxième source de finance
ment pour les entreprises lo
cales.
Depuis le mois d'août, la Cor-
poration CLE prépare un rap-
port détaillant le potentiel éco-
nomique de Saint-Boniface et
un plan d'investissement pour
la première année d'opération
de la Corporation CLE
‘Les études démographiques
indiquent qu'il ya 15 pour cent
de plus de personnes d'âge
d'or à Saint-Boniface que la
moyenne à Winnipeg, pour
suit Gérald Dubé. ‘Et que pour
les personnes entre 25 et 45
ans, il y en a dix pour cent de
moins que la moyenne."
‘On sait que les 25 à 45 ans
sont les plus actifs dans le
domaine économique. Alors,
CLE encouragerait des projets
de constructions résidentielles
qui attireraient les personnes
de ce groupe d'âge.
‘Dans le domaine commer
cial, l'aspect tourisme est très
important. Mais on chercherait
à encourager des activités qui
sert.
humain.
T8
Le réseau de correspondant(e}s n'a plus
la charge de collecter des nouvelles. Ce tra-
vail sera fait pas l'équipe de La Liberté
Toutefois, sur une base régulière, les
anciens” correspondants écriront des fea-
tures, c'est-à-dire des articles à intérêt
peuvent se maintenir à lon-
gueur d'année."
‘Par exemple, on sait qu'il y
a près de 240 000 personnes
qui viennent à Saint-Boniface
chaque année à cause de l'Hô-
pital de Saint-Boniface. Il y
aurait de la place pour déve-
lopper des restaurants ou des
places d'hébergement pour ces
visiteurs."
“On a aussi identifié une
zone industrielle allant jusqu'au
boulevard Lagimodière. CLE
serait prêt à encourager le
développement industriel pour
vu que ce soit à l'est de la rue
Archibald.”
Le rapport final de la Corpo
ration CLE est prévu pour fé
vrier. Si le plan d'investisse
ment est jugé acceptable par le
gouvernement fédéral, CLE
pourrait recevoir jusqu'à 250
000$ annuellement pour une
période de cinq ans
L.C
SAINT-NORBERT
7 000$ à trouver
pour le monument
Le dévoilement du monu-
ment Riel-Ritchot aura sans
doute lieu au mois de mai.
Si le terrain dégèle assez
vite au printemps pour cou-
ler la fondation.
Ça fera deux ans au mois de
mai que le Comité Riel-Ritchot
de Saint-Norbert a été mis sur
pied. Le but de ce comité, ex-
plique le président Gérard
Lagacé, est d'ériger un monu-
ment aux deux hommes qui
ont façonné la constitution du
Manitoba: Louis Riel et Joseph-
Noël Ritchot, curé de Saint-
Norbert.
‘Ça a été plus long que
prévu, ‘affirme Gérard Lagacé.
‘Mais on achève. On a donné
le contrat à l'artiste. Le monu-
mentestentrain d'être sculpté."
Un artiste américain a été
choisi pour sculpter, en granit
rouge, les deux colonnes por-
tant les reliefs de Louis Riel et
Mgr Ritchot. ‘Un Américain a
été choisi parce qu'il n'y a plus
d'artistes qui sculptent la pierre
au Manitoba," précise le pré-
sident du Comité.
‘On a demandé des dessins
à des artistes de Montréal,
Toronto et des Etats-Unis. Le
Comité a choisi le dessin final.
Et ça a été le dessin de l'artiste
américain qui a été retenu.”
Le coût total du monument
s'élèvera à plus de 35 000$.
Déjà le Comité a prélevé près
de 28 000$ dont 6 000 $ seu-
lement des subventions (5 000$
de la Manitoba Heritage Foun-
ation et 1 000$ de Franco-
fonds).
La différence de 7 000$ vien-
dra de dons. Les personnes
donnant 100$ ou plus auront
leur nom inscrit sur le monu-
ment. Le monument Riel-Rit-
chot sera érigé sous les gros
arbres, devant le presbytère de
Saint-Norbert.
L.C.
SAINT-JEAN-BAPTISTE
Clarida Desaulniers
vient de célébrer 100 ans
Clarida Desaulniers. La do-
yenne de la Villa Youville.
Clarida Desaulniers a fêté
son centième anniversaire
de naissance le 20 janvier.
Née sur une ferme près de
Saint-Jean-Baptiste en
1886, elle a fréquenté le
Couvent de Saint-Jean-
Baptiste et l'Académie
Sainte-Marie pour se ren-
dre ensuite à l'école nor-
male.
UNE COUVERTURE DIFFÉRENTE
Comme nous l'expliquions la
semaine dernière, La Liberté va
couvrir d'une autre manière les
centres francophones qu'elle des-
Elle a commencé à ensei-
gner à l'âge de 16 ans, une pro-
fession qu'elle pratiqua pendant
sept ans, toujours dans la muni-
cipalité de Montcalm.
C'était lorsqu'elle enseignait
à Sainte-Elisabeth que la fille
de Xavier Sarrasin et Aldéa
Duval a rencontré Odilon De-
saulniers, qu'elle épousa en
1909.
Pendant près de trente ans,
Odilon et Clarida Desaulniers
ont géré le magasin général de
Sainte-Elisabeth. Ils ont ensuite
déménagé au village de Saint-
Jean-Baptiste
A la mort de son époux en
1969, Clarida Desaulniers s'est
retirée à Saint-Boniface. Depuis
1981,elle estrésidente du Foyer
Youville à Sainte-Anne-des-
Chênes
issue d'une famille de dix
enfants, Clarida Desaulnierset
sa soeur Antoinette (l'époux de
Johnny Rivard) sont les seules
survivantes. Îl est à noter que
Johnny et Antoinette Rivard
vont fêter leur 65e anniversaire
de mariage le 2 août
Es
Ces précisions apportées, La Liberté lance
un appel à ses lectrices et ses lecteurs. Si
vous avez des nouvelles, appelez-nous!
(237-4823) Ou écrivez-nous une note (un
communiqué de presse, CP 190, R2H 3B4).
La raison de cette demande est simple:
on a beau être journaliste, on ne peut pas
tout savoir!
Alors si vous faites la nouvelle grâce à
votre participation à un groupe actif, ou
LA LIBERTÉ. la sémaine-du 24 janvier au 30 janvier 1986
La Liberté attend de vos nouvelles!
encore si vous avez une histoire intéres-
sante à faire découvrir.
LES CLÉS BLEUES
«Secrétariat services»
Dactylographie, traduction,
et traitement de textes
Téléphonez 237-9327 (bureau)
ou 233-1775 en soirée et
fin de semaine
AVIS AUX CRÉANCIERS
EN CE QUI CONCERNE la suc-
cession de feu JOSEPH GOBIN,
de la ville de Winnipeg, au Mani-
toba, à sa retraite, décédé.
Toutes réclamations contre la
succession ci-haut mentionnée
devront être déposées à l'étude
des'soussignés, au 200-179, rue
Marion, Winnipeg (Manitoba)
R2H 0T4, le où avant le 28 février
1986.
DATÉ à Winnipeg, au Manitoba,
ce 13e jour du mois de janvier
1986.
MARCOUX BÉTOURNAY
LA BOSSIERE
Procureurs de la succession.
AVIS AUX CRÉANCIERS
EN CE QUI CONCERNE la suc-
cession de feu RAYMOND
CHARLES DELEURME, du vil
lage de St-Claude, au au Mani
toba, cultivateur, décédée.
Toutes réclamations contre la
succession ci-haut mentionnée
devront être déposées à l'étude
des soussignés, au 200-179, rue
Marion, Winnipeg (Manitoba)
R2H 0T4, le ou avant le 28 février
1986
DATE à Winnipeg, au Manitoba,
ce l6e jour du mois de janvier
1986.
MARCOUX BETOURNAY
LA BOSSIÈRE
Procureurs de la succession.
AVIS AUX CRÉANCIERS
EN CE QUI CONCERNE la suc
cession de feue FABIOLA
DANEAULT, de la ville de Win
nipeg, au Manitoba, décédée.
Toutes réclamations contre la
succession ci-haut mentionnée
devront être déposées à l'étude
des soussignés, au 200-179, rue
Marion, Winnipeg (Manitoba)
R2H 0T4, le ou avant le 28 février
1986
DATÉ à Winnipeg, au Manitoba,
ce 16e jour du mois de janvier
1986
MARCOUX BÉTOURNAY
LA BOSSIÈRE
Procureurs de la succession
+
Conseil de la radiodiftusion et des
télécommunications canadiennes
Canadian Radio-television and
Telec Commission
AVIS DE MODIFICATION
RELATIF À UN
AVIS PUBLIC
CRIC -- Avis public 1986-13 Pro
rogation d'un délai pour la présen-
tation de demandes en vue d'ex
ploiter des entreprises de radiodiffu
sion pour desservir les localités non
desservies au Manitoba, en Saskat
chewaneten Alberta Dans ses avis
publics CRTC 1985-246, 1985247
et 1985-248 du 14 novembre 1985
le Conseil invitait les parties inté
ressées à lui présenter des de
mandes de hcences de radiodiffusion
pour desservir les localités non
desservies dans les provinces du
Manitoba, de la Saskatchewan et
de l'Alberta Le Conseil exigeait
alors que ces demandes soient
déposées auprés du Secrétaire
général au plus tard le 13 janvier
1986 En vertu de demandes de
prorogation qui lui ont été présen
twes, le Conseil annonce qu il reporte
la date limite pour la présentation
de telles demandes, du 13 janvier
1986 au 15 mars 1986
Canada
115-383, boulevard Provencher
Saint-Boniface (Manitoba)
R2H 0G9
Tél.: 235-0640
*
RÉSEAU recherche un(e)
directeur(trice) (contrat à terme)
Fonctions:
coordonner les activités de RÉSEAU:
organiser des ateliers, rencontres et réunions:
faire le travail de publicitaire:
agir enliaison avec le C.A., les organismes francophones
et anglophones et les médias;
agir comme réceptionniste et gestionnaire.
Le(la) candidat(e) doit être compétent(e) dans les deux
langues officielles, avoir d'excellentes habiletés en com-
munications, posséder une certaine expérience de
travail avec le public, avoir un intérêt sincère dans le
domaine féminin.
Entrée en fonction: le 10 février 1986
Faites parvenir votre curriculum vitae avant le 31 janvier à:
Gisèle Champagne, directrice
115-383, boulevard Provencher
Saint-Boniface (Manitoba) R2H 0G9
Offre d'emploi
Directeur(trice) général(e)
Le Centre Culturel Colombien est à la recherche d’un(e)
directeur(trice) général(e). Le (la) directeur(trice) planifie,
organise, dirige et évalue d'ensemble des activités du
C.C.C.Il (elle) est responsable des ressources humaines et
de la gestion interne du Centre. Il(elle) assure une bonne
communication auprès des gouvernements, agences et
organismes à vocation similaire. (elle) veille au bon fonc-
tionnement et à la qualité de l’image du Centre.
Exigences:
Etudes en administration ou gestion au niveau universi
taire.
Connaissance et compréhension des agences et pro
grammes gouvernementaux et capacité de négocier avec
leurs agents.
Capacité de fonctionner et de gérer le travail d'équipe.
Expérience en milieu minoritaire et en milieu franco
colombien de préférence.
Bilingue.
Veuillez faire parvenir votre curriculum
vitae avant le 5 février 1986.
Centre
Culturel
Colombien
a/s La présidente
795-l6ème avenue ouest
Vancouver, C.-B.
V5Z 158
FOREST GUENETTE CHAPUT
COMPTABLES AGREES
a un poste à combler avec possibilité de carrière
de comptable agréé
comptable
Fonction:
comptabilité, vérification, impôts, ordinateurs et
conseiller en administration
Qualifications:
un degré complet d'université
enregistré à l'Institut des Comptables agréés du
Manitoba à titre d'étudiant
être disposé à suivre les cours requis à l'Université
du Manitoba
Entrée en fonction:
immédiatement
nous fournirons un service d'entrainement
Traitement:
à négocier selon qualifications et experience
Les demandes d'emploi seront traitées confidientielle
ment. Adressez votre curriculum vitae à
M. Gabriel J. Forest, f.c.a.
Forest Guenette Chaput
Comptables agréés
262, rue Marion
Winnipeg (Manitoba) R2H OT7
LA DIVISION SCOLAIRE
DE SAINT-BONIFACE
recherche
un(e) enseignant(e)
à temps partiel (.25) à l’école Provencher.
L’enseignant(e) oeuvrera avec des élèves d’une classe
combinée en 7e/8e, dans toutes les disciplines - sauf la
musique et l'éducation physique.
Il/Elle appuiera les objectifs de l’école et participera aux
activités.
Date d’entrée en fonction: le plus tôt possible
Prière de prendre contact avec:
M. René Bosc
Directeur
Ecole Provencher
320, avenue Cathédrale
Winnipeg (Manitoba) R2H 04
Téléphone: 233-0222
Le Festival du Voyageur
est à la recherche
d’un(e) directeur(trice) général(e)
Le (la) candidat(e) devra avoir les compétences sui-
vantes:
- capable d'assumer les responsabilités d'un directeur exé-
cutif
expérience démontrée en administration
connaissance générale du monde des affaires
connaissance de la communauté franco-manitobaine et
manitobaine
capable de gérer un personnel
bilingue
Entrée en fonction: le ler juillet 1986
Salaire: à négocier
Les candidats(es) intéressés(es) au poste devront faire par-
venir leur curriculum vitae sous pli confidentiel avant le 28
février 1986 à: h
Noël R. Joyal
Directeur général
768, avenue Taché
Winnipeg (Manitoba)
R2H 2C4
He k Travaux publics Public Works
Canada Canada
APPEL D'OFFRES
Les soumissions cachetées portant sur le projet ci-dessous,
adressées à l'agent de Finance et Administration, Travaux
publics Canada, bureau 632, 220, 4e Avenue S.-E., Calgary
(Alberta), T2G 4X3, téléphone (403) 292-5637, seront reçues
jusqu'à 11h3O0{H.NR.), à la date indiquée. On peut se procurer
les documents de soumission aux bureaux ministériels énu-
mérés, sur versement du dépôt exigé
PROJET
No 360175-3-2 (820175)
Calgary (Alberta)
Parc olympique Canada
Complexe de saut à skis - Tours de tremplin
Mécanique et électricité
pour LE BUREAU DES JEUX OLYMPIQUES D'HIVER
DE 1988 DU GOUVERNEMENT DU CANADA
Date limite: le 31 janvier 1986
Dépôt: 100$
On peut se procurer les documents de soumission aux
endroits suivants: Bureau 632, 220, 4e Avenue S.E., Calgary
(Alberta), Bureau 200, 9925, 109e Rue, Edmonton (Alberta)
On peut consulter les documents de soumission aux bureaux
de l'Association des constructeurs, à Edmonton et Calgary
(Alberta), Regina et Saskatoon (Saskatchewan), et Winnipeg
(Manitoba)
INSTRUCTIONS
Le dépôt afférent aux plans et devis doit être établi à l'ordre du
Receveur général du Canada. || sera remboursé sur remise
des documents en bon état dans le mois suivant l'ouverture
des soumissions
Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune
des soumissions
[A
Canada
LA LIBERTÉ, la semaine du 24 janvier au 30 janvier 1986
Bonjour toi!
Aujourd'hui j'ai sorti mes
skis. Tu viens descendre la
côte avec moi? Et surtout,
n'oublie pas mon nouveau
concours!
Bicolo
Il y a des animaux qui aiment la température froide. En
faissant ce casse-tête, tu trouveras leur nom.
RUSO
Le concours du
——. « Festival du Voyageur!
Tu dessines et colories une belle CEINTURE FLECHEE.
Fais-là très belle et envoie-là avant le 10 février.
À: Bicolo
C.P. 262
Saint-Pierre-Jolys
(Manitoba) ROA 1V0
N'oublie pas ton nom, adresse, âge et numéro de
membre. (Si tu n'es pas membre, remplis le coupon sur
la page et envoie-le avec ta participation.)
QPEURHO
GiiPNNOU
LCVEERIHU
Il y a un mot mystère dans mon bonhomme de neige.
Trouve-le!
hiver aréna Après avoir retrouvé les six erreurs, tu pourras
neige froid colorier ces deux jolis dessins.
ski foulard
traîneau tuque
patin givre
glaçon
20 LA LIBERTÉ, la semaine du 24 janvier au 30 janvier 1986
MESSAGE
Fais une croix sur toutes les lettres qui apparaissent plus de 5 fois. Tu auras un message avec les
lettres qui restent.
Mes amis m’écrivent….
Cher Bicolo,
Merci pour le beau livre de contes de Noël. Je l'aime
beaucoup!
‘steçeq ‘aBiau ap awwoyuog :212JSÂW JOW
de Renée Lavergne
Cher Bicolo,
Merci pour l'album de Noël et le livre de Blumeneige.
Je les aime beaucoup! Encore une fois merci! Joyeux
Noël!
De ton ami,
Suzanne Dufault
Cher Bicolo,
Je viens te dire merci pour les prix gagnés au
concours d'automne. C’est à mon tour de te donner
quelque chose! Merci et Joyeux Noël. J'espère que tu
ais du plaisir durant tes vacances de Noël!
De ton amie,
Monique Bedient
«A mon tour de te remercier Monique pour la belle
petite chandelle que tu m'as confectionnée!»
Bicolo
Cher Bicolo,
Merci beaucoup pour le beau «Das et le livre à
colorier.
Ton ami,
André Lavergne
AMÉDÉE FONTAINE
Le jeudi 16 janvier 1986,
d'une longue maladie, est décédé à
l'hôpital de Saint-Pierre, à l'âge de 67
ans, M. Amédée Fontaine, époux
bien-aimé d'Antoinette de Saint-Pierre
au Manitoba
à la suite
Le service funéraire à eu lieu le
lundi 20 janvier à 14h00 avec prières
et exposition à 13h30 en l'église de
Saint-Pierre, présidée par le R.P
Pierre Croteau. L'inhumation a suivi
au cimetière de la paroisse
Outre son épouse bien-aimée, M
Fontaine laisse dans le deuil une fille,
Ida, de Saint-Pierre; quatre fils: Gil
bert et Emma de Saint-Pierre, Mau
rice de Saint-Pierre, Omer et Hélène
de Winnipeg, et Achille et Léona
d'Otterburne; sa mère Éléonore du
Manoir de Saint-Pierre; 14 petits
enfants; six soeurs: Marie Anna Pin
sonneault de Sainte-Agathe, Angé
line Wall de Vancouver, Berthe Forest
de Winnipeg, Alice Gosss
zona, Aurore Courcelles de Saint
Malo, Hélène Forest de Saint-Malo
quatre frères: Armand de Victoria en
C.-B. Der le Saint Malo, Paul et
Norbert de Winnipx q Il fut précédé
par une fille, Edna Lemoine, en 1976
in de l'Ari
La direction du service a été confiés
inevraire Loc we
J'aime mon aiqguisoir!
ee + con conne |
PRIÈRE À SAINT JUDE
Saint Jude, apôtre glorieux, fidèle servi
teur et ami de Jésus, l'Eglise vous honore et
vous invoque universellement comme pa
tron de cas désespérés
malheureux
Priez pour moi, si
qui vous implore; usez en ma
faveur du privilège qui vous est accordé
d'apporter visiblement et promptement le
secours nécessaire, dans le cas sans es
poir
Venez à mon aide dans ce grand besoin
afin que je reçoive les consolations et les
secours du Ciel dans toutes mes néces
sités, tribulations et souffrances, particu
lièrement... (ici faties votre demande.) et
que je bénisse Dieu avec vous et tous les
élus, durant toute l'éternité
Je vous promets, à saint Jude, de me sou
venir de cette grande faveur, et je ne ces
serai jamais de vous honorer comme mon
patron très spécial et de faire tout en mon
pouvoir pour encourager votre dévotion
Ainsi soit-il
Saint Jude, priez nous et pour tous ceux
Qui vous invoquent et vous honorent
Laurette Bourbonnière
Soudamement, le samedi 4 janvier 1986
est décédée à sa Laurette
résidence
Bourbonnière, 4qée de
{5 ans
Elle laisse dans le deuil, troi
Marne Bourbonmère
Bourbonnière de lac
des Soeurs Grises, Mme Ar
tous de Saint-Boniface: deux frères: Jacob
de Burlington en Ontario et Justin de
Sainte Rose du Lac ai
s SOCUrS. Sr
s.q.m. et Sr Oliine
s.q.1" ommunauté
nette Poiner
Li nères eurent heu le 8 ‘ on
on funé re Desjardins. |
» Résurt t cék
Précu ur Re | |
Gk Mer ;
1 Ke
1 Î ‘ K |
[ma1aauo
‘umobuid ‘anboyd ‘sinQ :xnewiu
‘SI01J JS 1a1AUPf 3p SIOW 27
abessa :sasuoday
Nécrologie
Pa ‘ ( Î é le 4
Y86 ‘ « 19 M
l ‘ 86 «
6
| ñ
R lherru
eve | é €
( |
x f ène, Joss |
[e) A { t x
Euaénie | (
M [] { le Dal
ueté resp 1 entourage
La rité était sa ve ! rite )
‘ VO laire le bonheur de ‘
n! L ur 1: 1 ) mire
lévouement sat mes pour l'en nu
ent du catéchisme et Au français
Les funéraille ‘ eu le ll er 19#6
en l'église de Lorette célébrée par l'abbé
Bernard Bélanger. L'inhumation se fit au
[LL or L EL:
Les porteurs furent six neveux, Clous et
Edouard Jeanson, Jacques Therrien
Russell et Neil Jonson et Michel Dubé
Rita Johnson, Marie Joseph Greenaway
Carmel Dubé et Gilberte Marchadour
recueillirent les offrandes. Joanne
Thernien Sabourin et Lynne Therrien
hrent les lectures
Remerciements
Un grand merci à tous ceux et celles qui
ont témoigné de la sympathie et de
anute par leur présence aux funérailles
par l'offrande de messes et de mes
sages
1e CONCHe ane
M: M ‘ ‘ tn B« rnarc
La ‘ ‘ ‘ et nt
« if ‘ Centre
t'et Fover Ste A Mme H Met
+. rs (
KH
LA LIBERTÉ, la semaine du 24 janvier au 30 janvier 1986
-
% Membre gagnant 5595
- Lisa Huberdeau, 10 ans
; Ste-Agathe (Manitoba)
pr
MINI IN II I IS NNEN SI NNSNNNSS
Tu aimerais devenir membre de
.…. recevoir une carte
et avoir la chance
de gagner un prix au tirage de
mon CLUB.
de membre...
chaque semaine?
C'est facile.
Découpe ce coupon,
retourne-le bien
remplis à:
Club de Bicolo
C.P. 262
Saint-Pierre-Jolys
(Manitoba)
ROA 1V0
NOM:
ADRESSE:
CODE POSTAL
Nécrologie
Annette Guéret
subitement, samedi le 28 décëmbre 1985
d de j a Mme
\nne Guéret e G er) de I
B erie au Manitoba
mères furent récitées le ler janvier à
re { xlle funéraire Loe
A Ste ich. Le service eut lieu le 2
wier à 14 heures en l'église St-Joachim
de La Broquerie. La messe de la Résur
non fut nmcelenree par le Rév. Père
Gaétan Lefebvre, c.a.v., le Père Lasonde,
\ptoriste, et l'abbé Georges M. Svo
boda de Winnipeg. L'inhumation se fit au
cimetière de La Broquerie
réden
rec
Mme Annette Guéret laisse dans le deuil
son époux, M. Gilbert Guéret de La Bro
querie, ses parents, Mme Francine Gau
thier et M. Florent Gauthier de
Boniface, 3 soeurs: Jeannine et Mauric e
Blanchette de Saint-Norbert, Marie et
Albert Patenaude de Portage La Prairie;
» Monique Gauthier de Saint-Boniface
T rois frères: Maurice et Jacqueline Gau
thier de Windsor Park, Paul et Sandra
Gauthier de Pierrefond au Québec, et
Michel Gauthier de Saint-Boniface; ses
beaux-parents: M. et Mme Ignace Guéret
de La Broquerie
Saint
Elle fut précédée dans la tombe par ses
grands parents M. et Mme Théodore
Gauthier, et M. et Mme Benjamin Ledet,
plusieurs oncles et tantes, ainsi qu'une
soeur de 10 mois, Jeannette, le 2 mars
1948
La famille désire remercier tout ceux et
celles qui k ont témoigné de la sympa
tre € le nuitée, par leur présence aux
ner ail eurs nombreuses oltrandes
de messe bouquets de fleurs, cartes et
1
{ ‘ pécial à re ami le Père
Letetr re 1 AVONt ete pres de nous
lura épreuve l erciaux Père
Lasonde et Svoboda, aux lecteurs, à la
pourf vur wo nant ux per
1 réparé le aoûter. Mer
rt lean Marc Blanchette
Hérvé | Roger Ledet, Maurice Sa
, Der Avyotte, Raymon 1 De lard et
fin à toutes les personnes q is ont
# wt
D 1.0 8 5,2 2.4
LE ss
In Memoriam
Adieu chère Annette,
Ton pèlerinage sur terre est déjà terminé.
Nos coeurs sont bouleversés et remplis de
chagrin à la suite de ton départ si soudain,
ne comprenant pas tellement les destins
du Seigneur, en de pareille circonstance
Mais, tout de même, l'Esprit du Seigneur
nous soutiens et nous console à travers
notre deuil, car nous avons eu la chance
de fêter ensemble un beau Noël, dans la
Paix, dans la joie! Et à ce lendemain, à ton
tour, c'est toi chère Annette qui nous
accueillait bras ouvert chez-toi, avec ton
époux bien-aimé pour partager ensemble
le si bon repas que tu avais préparé de tes
mains avec tant de goût, tant de soins!
Loins étions-nous de douter pour un ins
tant que ce repas était pour être notre
dernier adieu!
Oui chère Annette, les pensées et les
manières du Seigneur ne sont pas les
nôtres. Il est venu dans le secret te cher
cher un peu comme on cueille une belle
fleur dans son jardin. Tu étais à la douce
fleur de l’âge, les veux remplis de rêves, et
d'ambitions. Et le Seigneur t'a rappellée
à Lui pour te couronner du fruits de tes
labeurs. Maintenant, plus de souffrances,
plus de peines, sauf le bonheur parfait
Tes mains n'ont jamais refusé le travail et
tu as toujours tant donné, sans ompter!
Tu t'oubliais constamment pour les per
sonnes que tu aimais, à la maison, au
travail, dans ta famille. Beau temps, mau
vais temps, tu avais toujours le sourire au
lèvres, et jamais, tu ne te plaignais
Tu étais pour nous tous un beau rayon de
soleil, et de tes beaux yeux bleus, tu nous
perçait le regard
Maintenant, du haut du ciel chère Annette,
continue à veiller sur chacun de nous,
protège nous et interc ède pour nousauprès
du Seigneur afin qu'un jour nous puissons
tous être réunis à nouveau avec toi dans
son beau ciel, pour l'éternité!
Et au nom de toute la famille, je viens
t'exprimer notre reconnaissance, notre
amour pour tout ce que tu as fait pour
nous lorsque tu nous côtoyais si chaleu
reusement, en te dédiant les mots de
cette belle chanson de “Noël Colombien”
qui sont pour nous en ce temps pénible,
un baume à nos blessures, à notre tris
tesse
De tout coeur, ta soeur aînée,
Jeannette (Blanchette)
“Passer sur l'autre rive”
Dans le plus fort de la tempête,
À ses amis désemparés, Jésus disait
“Homme de peu de foi,
Ne craignez pas car je suis avec vous”
Ainsi au soir de chaque vie,
Il faut aussi passer la main,
Il faut quitter les rivages du monde
Pour s'en aller vers des rives inconnues
Seigneur, nous restons sur le port
Pleurant ceux qui sont partis
Mais sur les flots de la mort qui les portent
Nous savons bien que tu voques avec eux
Mais nous aussi, passons la mer de nos
tristesse, de nos peurs
Car le Seigneur, qui calme les tempêtes,
Apaisera le flot de nos douleurs
Passez sur l'autre rive,
Ne craignez pas!
++ —- —
21
Je vous ai déjà parlé
brièvement de l’abus de
la personne âgée. Cepen-
dant, je n’ai jamais traité
le sujet de l’abus dans les
hospices.
Je viens de lire un article
d’un journal intitulé “La vie”,
hebdomadaire publié à Paris,
boulevard Malesherbes, le
20 novembre 1985.
Cet article s'intitule “Y a
de l’abus dans les hospices”.
On y parle du ministère de
la Consommation qui créa
en 1978 la Commission des
clauses abusives. Celle-ci,
après des années d'enquête
auprès des deux cents éta-
blissements, dresse un por-
trait pour le moins révoltant
de la vie quotidienne des
personnes âgées en collec-
tivité. La liste est longue des
divers abus relevés dans les
règlements intérieurs de ces
lieux que beaucoup appel-
lent volontairement ‘mou-
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ogement, de laisser des pho-
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le jour.
Une fin de vie apparem-
ment remplie de contraintes
pour les vieillards fatigués,
arfois usés, souffrant de ma-
adie et plus encore, de soli-
tude.
Etpuis,plusrien
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sur une population de sept
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Le sort des personnes âgées abusées
âgées, dont plus d’un mil-
lion aura 85 ans et plus. Une
évolution sans précédent due
aux progrès de la médecine,
à une meilleure alimentation
et une hygiène de vie amé-
liorée. Mais au bout du
compte, que de “lits” en
plus selon le jargon adminis-
tratif.
Où est la solution? Il yaun
désintérêt évident de l’opi-
nion pour les personnes
âgées qui se retrouvent iso-
lées. On s’émeut quandil y a
un scandale. Ça fait palpiter
le coeur! Et puis, plus rien.
Sauf pour un moment, l’illu-
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POINT de CONTACTS
Le carrefour de l'actualité municipale
“On regarde ça d’un
oeil inquiet”, affirme
Albert St-Hilaire, préfet de
la municipalité rurale de
Montcalm. Et avec raison.
Puisque le gouvernement
des États-Unis aimerait
entreposer ses déchets nu-
cléaires au Minnesota, à
quelque 15 kilomètres de
la rive de la rivière Rouge.
La même rivière Rouge qui
fournit l’eau potable aux vil-
lages d’Emerson, Altona, Letel-
lier, Saint-Jean-Baptiste et Mor-
ris. La même rivière Rouge qui
étanche la soif des 11 000 rési-
dants de Selkirk. La même rivi-
ère Rouge qui se déverse dans
le lac Winnipeg, en passant à
travers la capitale manitobaine.
Dans son rapport préliminaire
rendu public fe 16 janvier, le
Ministère de l'Énergie des États-
Unis a identifié trois sites au
Minnesota qui pourraient ser-
vir de dépotoir pour les déchets
nucléaires.
Deux de ces trois sites sont
situés dans la vallée de la rivière
Rouge. L'un se trouve à 16
kilomètres (10 milles) de la
Rouge. L'autre, 80 kilomètres
(50 milles) au sud de la fron-
tière canadienne, est à 20 kilo-
mètres des rives de la rivière
Rouge.
Une menace
directe
On n'a pas besoin d'être géo-
graphe pour constater que la
rivière Rouge a sa source au
sud et coule vers le nord. On
n'a pas besoin d'être un scienti-
fique pour comprendre les dan-
gers possibles de contamination
des eaux par les déchets nuclé-
aires
On n'a pas non plus besoin
d'être un écologiste-alarmiste
pour conclure que la pollution
des eaux de la Rouge poserait
une menace directe à la santé
et au bien-être des Manitobains.
D'autant plus que la seule source
d'eau potable pour les villages
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manitobains du sud, c’est la
rivière Rouge.
“Tant que ça n’a pas d'effets
au Canada”, explique Albert
St-Hilaire, ‘‘on ne doit pas dire
aux Américains ce qu'ils peu-
vent faire dans leur pays. Par
contre, il ne faut pas rester
endormi. C’est bien certain que
si on voit un danger, on va
agir.”
Projet
abandonné
La nouvelle crise Manitoba-
America ressemble beaucou
au ‘cas Garrison”’ d’il y a quel-
ues années. Un grand projet
‘irrigation au Dakota Nord me-
naçait la qualité des eaux du
Manitoba. Grâce en partie à un
lobby organisé par les munici-
palités, le projet a été aban-
donné.
En 1979, le gouvernement
conservateur de la province
avait adopté une politique de
non-ingérence dans le dossier
Garrison. Pour la simple raison
que les relations Canada-États-
Unis relevaient du gouverne-
ment fédéral et non de la pro-
vince.
Suite à des demandes de di-
verses municipalités, relate le
préfet de Montcalm, l'Associa-
tion des municipalités du Mani-
toba a convoqué une réunion à
Oak Bluff en juin 1979. De cette
réunion est né le Comité d’ac-
tion contre Garrison. Un comité
où siégeaient des représentants
des municipalités et des villages
manitobains.
Ce qui est important à rete-
nir de l'expérience Garrison, et
ce qui s'applique dans ce nou-
veau cas Garrison à base de
déchets nucléaires au Minne-
sota, c'est le rôle que peuvent
jouer les politiciens municipaux
dans un domaine qui, juridi-
quement, relève de la compé-
tence d'un autre gouvernement.
‘La participation des muni-
cipalités a définitivement comp-
té pour beaucoup, évalue Albert
St-Hilaire. Bien qu'il faille pren-
dre
entre,
qurel
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986
en considération que le
QUE C'EST DRÔLE...
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VAE Oui Soûie CITE
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NRESOTA RIVER VA
QU RC "TT
Carte du Minnesota indiquant les trois sites proposés
pour l’entreposage de déchets nucléaires (en noir). Le rap-
port préliminaire préparé pour le Ministère de l'énergie
des États-Unis à aussi indiqué cinq autres sites possibles
(zones hachurées).
Bien que la construction d’un dépotoir ne commencera
pas avant l’an 2000, les intervenants n’ont qu’une période
de 90 jours pour réagir au rapport préliminaire. Le rapport
final sera rendu public en juin 1986.
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gouvernement Pawley (qui avait
remplacé le gouvernement con-
servateur en
bauc hé un avocat à Washing-
ton.
LA LIBERTÉ, la semaine du 24 janvier au 30 janvier 1986
1981) avait em-
‘Les deux se sont complétés.
Ensemble, on à réussi à neutra-
liser le projet Garrison.”’
‘Les municipalités, les pé-
cheurs et les autres groupes
ont joué un rôle important dans
l'affaire Garrison”’, confirme
Gérard Lécuyer, ministre de
l'environnement. ‘‘Je suppose-
rais que le gouvernement mani-
tobain pourrait compter sur leur
appui dans le cas du projet de
dépotoir nucléaire au Minne-
sota.”
“Nous voudrons avoir leur
appui”, poursuit le ministre de
l’environnement. Dès que nous
aurons eu les pourparlers avec
le gouvernement fédéral, nous
pourrons planifier davantage
notre stratégie. Tous les groupes
intéressés seront informés des
progrès.”
X X *
POINT À LA LIGNE: La ville
de Calgary n'a pas cru bon de
dépanner son équipe de foot-
ball professionnel: les Stampe-
ders. Pourtant, les peut-être
nouveaux propriétaires ne de-
mandaient que 500 000$ par an
pour trois ans afin de défrayer
le loyer du Stade McMahon.
La raison principale des sept
échevins qui ont voté contre la
proposition? Ils ne pouvaient
pas justifier de dépenser l’ar-
gent des contribuables de la
ville pour aider des particuliers
à acheter une équipe de foot-
ball.
Par contre, à Winnipeg, il y a
à peine six mois, la Winnipeg
Enterprises Board, une création
de la ville de Winnipeg, n'a pas
hésité à “investir” quelque 2,5
millions de $ dans l’équipe des
Winnipeg Jets.
Peut-on conclure que la ville
de Winnipeg attache plus d'im-
portance aux activités des clubs
de sports professionnels que la
ville de Calgary?
6 échevins
Pas vraiment. Car il y a quand
même deux différences impor-
tantes entre les deux situations.
Premièrement, le Winnipeg
Enterprises Board n'a pas de
compte à rendre au conseil de
ville. Les six échevins qui siè-
gent au Board ne representent
pas les intérêts des contribua-
bles winnipégois
Deuxièmement, la ville de
Winnipeg, par l'entremise du
Winnipeg Enterprises Board, est
propriétaire de l'aréna. Le loyer
que payent les Jets revient à la
ville, À Calgary, par contre, le
stade McMahon appartient à
l'Université de Calgary et non à
la ville
Après tout, quel conseil mu-
nicipal, en Alberta ou au Mani-
toba, porterait volontaire
pour subventionner l'éduca-
tion!
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POUR AIMER
LA MUSIQUE,
Imaginons à quoi s'attend l'enfant, lors de sa
première rencontre avec la musique. || veut
chanter, danser, frapper des pieds et des mains,
libérer sa voix et ses gestes; il veut jouer avec des
objets sonores, avec des sons qu'il crée libre-
ment et qu'il jette dans l’espace pour qu'on les
lui renvoie.
Ainsi naissent les premiers dialogues musi-
caux, jusqu'au jour où les mains curieuses s'em-
parent d’un instrument. Mais les enfants sont
indépendants; il faut les aider à agir seuls.
Offrons leur des instruments dont la technique
est aisément maîtrisée et qui n’ont d'autre secret
pour eux que celui de leur magie sonore!
La révélation du rythme est la première
étape dans l'éducation musicale. Mouve-
ment, frappement de mains et de pieds, parler
rythmé, comptines et proverbes accompagnés
de petites percussions sont des activités où l'en-
fant exprime son imagination créatrice.
Mélodiser ces rythmes est la deuxième
étape. Le chant occupe une place primordiale
dans notre expérience musicale, mais les jeunes
enfants ont souvent besoin d'appuis sonores tels
que la voix de l'enseignant ou de l’enseignante,
l'accompagnement d’un instrument.
Harmoniser, orchestrer est la troisième
étape du programme de l’éducation musi-
cale. L'enseignant ou l'enseignante veillera à
développer le rythme, la mélodie, l'harmonisa-
tion et l’orchestration. De cette façon la créati-
vité de l'enfant sera sans cesse encouragée.
Voici un exemple du programme
de la première année:
Les élèves commencent par apprendre, par imitation, un chant.
db.6 Dode, lent Le
De die rs die prit
Bd, ANT ere 0er ke,
accompagnement Re
NE Re 0 al
60 | 40 de + sol,
accompagnement rythmique
J: HE SN
#4 {
.
?
| | | |
o o 4 ©
11 — 4 s L —
| 4 Gi DO | [| |
éd dd |dd | . PI |
é.e
Ensuite, en isolant le début du chant, &i » {ft
les élèves apprennent: à.
la valeur des notes, en frappant | US de
le rythme du début du chant de é. l'ont
avec ses paroles puis en ramplaçant
les paroles par les noires J et les croch
le solfège - c'est-à-dire la théorie et
la notation de la musique - en suivant le chemin
24
PRE FREE
D. de, AI loi LE Te.
++ appropriees
de la mélodie qui descend et monte
i mi = mi
in ” 7 PNR
?
C
Do - lo, l'enfant do
- un accompagnement rythmique
joué au tambour: PPPPEE |
pour mieux maîtriser la connaissance
du rythme et pour rendre le chant plus
beau.
- un accompagnement mélodique, |
c'est-à-dire une harmonisation simple,
chantée ou jouée: dE. -J d':) I
& dé sl, sl,
- l’utilisation des nuances
100, mezz
piano,
0-piano, diminuendo,
piani pour rendre le chant plus
expressif, en commençant à chanter
crescer
simo
doux - piano -, en augmentant
’ 2, ensuite le volume - crescendo -, en
(out de, chantant plus fort - mezzo-piano -,
pour diminuer le volume - diminuendo
/ et pour finir très doux - pianissimo
—_—_—__—_—__———————_—_—_—_—_—_————
LO MU ]LU IDDarteni!
LA LIBERTÉ, la semaine du 24 janvier au 30 janvier 1986
IL FAUT EN FAIRE!
Supprimons les leçons gla-
cées, si dangereuses pour l'épa-
nouissement de l'âme enfantine.
Ayons le souci d'éliminer l'échec
dont les conséquences à court
et à long terme peuvent être
catastrophiques. L'enfant dé-
couragé dans son apprentissage
de la musique, pourräit rejeter
dès son jeune âge toute activité
musicale future.
Inversons surtout le faux slo-
gan: ‘Pour faire de la musi-
que, il faut l'aimer”, par son
contraire. ‘Pour aimer la mu-
sique, il faut en faire.”
L'expérience musicale dans
la classe est toujours collective.
Donc elle est formatrice sur les
plans social et moral, puisque
chaque petit musicien doit s’in-
tégrer à un tout, qui ne saurait
être satisfaisant sans lui et qui
lui apporte la joie de l'effort
commun.
Pour donner aux enfants une
confiance totale et joyeuse en
eux-mêmes et en leur ensei-
gnant ou enseignante - situa-
tion qui leur assure un appren-
tissage continu, adapté aux
besoins et aux caractéristiques
de chacun - il faut dès le pre-
mier jour et à chaque cours:
- réaliser une musique authen-
tique et belle dans sa simplicité,
ET MOI, COMME PARENT,
QU’ EST-CE QUE JE FAIS?
Je peux chanter, siffler ou siffloter, e en faisant mes travaux
autour de la maison, pour les rendre plus amusants.
Je peux encourager mon enfant à chanter avec moi, mes
chansons ou celles qu'il à apprises à l'école.
Je deviens conscient que la voix de mon enfant est plus
aiguë que la mienne et qu’il chante bien plus “haut” que moi.
Je suis conscient que mon enfant chante plus vite que moi.
Je peux danser des rondes avec mon enfant ou faire avec lui
des petites danses faciles.
Je peux l’amener aux spectacles de danses ou aux concerts
pour enfants.
Je peux lui offrir des disques ou des cassettes.
Je peux lui apprendre à manipuler avec attention les
appareils audio-visuels ou, lorsque les circonstances s'y
prêtent, lui offrir les siens.
Éducation
Manitoba
Bureau de
l'Éducation
française
- accepter volontairement des
directives aisément comprises,
- avoir la joie d'être écouté
d'une part, d’être incité à s'ex-
primer et à créer d'autre part,
dans le cadre d’un ensemble,
sans jamais subir de rebuffades
ou d'examens contraignants,
- éprouver le sentiment de
sécurité que donne l'intégration
à un groupe.
Les enfants élevés selon de
tels principes feront des adultes
pour qui le chant et la musi-
que seront toujours une source
magique où l’on puise la con-
solation, l'espoir et la joie.